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La chronique de Julien Cottineau : À l'affût des cessions de « PraLin »

Julien Cottineau Rédacteur en chef de Chimie Pharma Hebdo jcottineau@infopro-digital.com

Le dossier « PraLin » attire les convoitises. Promettant de créer le nouveau leader mondial des gaz industriels, la fusion entre l'Américain Praxair et l'Allemand Linde ne se concrétisera pas sans désinvestissement, tant les autorités de la concurrence veillent au grain, en particulier en Amérique du Nord et en Europe. En février, la Commission européenne a d'ailleurs ouvert une enquête approfondie en raison de craintes de réduction de la concurrence. Praxair et Linde savaient dès le départ qu'ils devraient consentir à des cessions d'actifs, et ont fixé un seuil maximal de cession de 3,7 milliards de dollars de chiffre d'affaires et de 1,1 Mrd $ d'Ebitda. Ils sont aujourd'hui en négociations avec de potentiels investisseurs, le groupe allemand mentionnant des « discussions constructives ».

Air Liquide, n°1 actuel, a déjà affirmé son intérêt en début d'année et « regarde partout où des désinvestissements pourraient intervenir », selon Benoît Potier, le p-dg. Dans la presse internationale sont également cités Air Products, Taiyo Nippon Sanso et des fonds d'investissements, tels KKR et Co ou le groupe Carlyle. Début mars, en citant des sources proches du dossier, Bloomberg a assuré que les actifs mis en vente actuellement auraient généré, au total, des revenus d'environ 700 M$ en 2016. Et que les cessions pourraient atteindre un pactole d'environ 8 Mrds $ !

L'Allemand Messer est aussi positionné, et travaille avec le fonds CVC Partners sur ce dossier. Plusieurs opportunités seraient à l'étude, notamment en Allemagne, l'un des plus importants marchés européens pour les gaz industriels. Or l'Allemagne est le berceau historique de Messer. Un berceau dont il a dû temporairement s'éloigner. Détenu majoritairement par Hoechst entre 1965 et 2001, puis par Goldman Sachs Funds et Allianz Capital, le groupe familial avait repris son indépendance en 2004. Ce qui avait nécessité la cession de ses actifs en Allemagne. Lesquels avaient été repris par Air Liquide, qui avait dû lui-même en céder une grande partie à Praxair dans la foulée. Revenu seulement en 2009 sur le marché allemand, Messer ne recense que deux sites de gaz industriels dans le pays et a là une bonne opportunité de s'y renforcer pleinement, pourquoi pas même, en récupérant d'anciens sites historiques. ?

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