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« A Lacq, le niveau d’activité se situe aux alentours de 80% » - Patrice Bernos, Chemparc

Sylvie Latieule
« A Lacq, le niveau d’activité se situe aux alentours de 80% » - Patrice Bernos, Chemparc

© Chemparc

Malgré des difficultés à mobiliser ses salariés, la plateforme de Lacq n’a jamais cessé ses activités. Et alors que la reprise s’annonce, le sentiment global est bon, même si les difficultés que rencontrent les secteurs aéronautique, automobile et cosmétique affectent un certain nombre d’acteurs. Entretien avec Patrice Bernos, directeur général de Chemparc, en charge du développement industriel sur le Bassin de Lacq.

Comment la plateforme de Lacq a-t-elle vécu la période de confinement ?

Sur le bassin de Lacq, quasiment aucune unité de production n’a cessé ses activités. Certes, la première semaine, nous sommes tombés à 40% d’activité. Mais très vite la plateforme est remontée à 65-70 % d’activité. Depuis le déconfinement, le niveau d’activité se situe aux alentours de 80%. En conclusion, malgré la crise sanitaire, pratiquement tous les sites ont continué de tourner, mais dans des conditions dégradées.   

A quoi sont attribuées ces baisses d’activité ?

Toray est l’une des rares sociétés à avoir arrêté ses productions au tout début du confinement. Elle l’a fait pour des raisons de sécurité, le temps de mettre en place des procédures de distanciation sociale et de gestes barrière, puis elle a pu redémarrer. De façon générale, la baisse d’activité a surtout été attribuée à la difficulté de mobiliser des ressources humaines. Le premier argument a été la nécessité de garder ses enfants alors que les crèches et écoles avaient fermé leurs portes. Ensuite, il y a des personnes à risque que l’on ne pouvait pas exposer. Enfin, un certain nombre de collaborateurs ont eu peur de venir travailler, mais cela n’a duré qu’une quinzaine de jours. Ils ont ensuite repris le chemin du travail.

Vous avez évoqué les sites de production, que s’est-il passé pour les activités de R&D ?

Pour ce qui est de la plateforme de R&D ChemStart’up qui accueille plusieurs entreprises, dont M2i et Canoe, la plupart des collaborateurs sont passés en télétravail, à l’exception peut-être des 15 collaborateurs de M2i qui ont continué leurs activités sur site.

Est-ce que les prestataires de services ont aussi continué de travailler ?

Les prestataires n’ont pas stoppé leurs activités car ils ont pu mener des opérations de maintenance. Mais ils ont aussi travaillé en mode dégradé, souvent de par la difficulté de mobiliser des collaborateurs. Cependant, plusieurs industriels ont acté le[…]

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