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Arkema mise sur ses forces pour se développer sur le solaire

Arkema mise sur ses forces pour se développer sur le solaire

Arkema fournit des films encapsulants transparents pour les panneaux photovoltaïques.

© © Arkema

Le chimiste français de spécialités veut aider les fabricants de modules à répondre aux problématiques actuelles et futures du secteur photovoltaïque, en proposant des solutions basées sur ses domaines de compétences.

Dans le contexte actuel de promotion de la transition énergétique, le chimiste français Arkema a fait du photovoltaïque l'un de ses axes prioritaires de développement dans le secteur des énergies renouvelables.

« Le groupe ne fabrique pas de modules solaires en soi, mais il s'appuie sur son savoir-faire pour fournir des produits permettant de produire ces modules : polymères pour l'encapsulation ou la protection des cellules, barrières d'humidité, etc. », précise Ian Cayrefourcq, Directeur des technologies émergentes d'Arkema. Actuellement, deux principaux points sont problématiques pour le déploiement à plus grande échelle des systèmes photovoltaïques : la durée de vie et le vieillissement des panneaux, ainsi que l'efficacité [ou le rendement] des systèmes et donc le coût de l'électricité produite.

« Concernant la durée de vie, nous travaillons actuellement à l'élaboration de nouvelles solutions de « packaging » : nouveaux "backsheets" ou encapsulants, produits barrières à l'humidité. Nous réfléchissons également à combiner certaines de ces fonctions pour en faire des produits multifonctionnels », indique Ian Cayrefourcq. Avant de continuer : « L'efficacité des systèmes peut être améliorée via le développement de solutions polymères plus compatibles à chaque type de technologie de cellules (par exemple, les cellules à hétérojonction ou encore bifaciales). Ainsi, les cellules bifaciales nécessitent des matériaux qui sont transparents des deux côtés pour un meilleur rendement ».

A ce jour, Arkema propose plusieurs types de matériaux pour la fabrication de panneaux photovoltaïques. Les polymères fluorés, produits sous la marque Kynar, sont principalement employés dans les backsheets pour leur haute durabilité, mais le développement de grades transparents permettra également de les utiliser en frontsheet en remplacement du verre pour des applications où le gain de poids est important. Sur ce segment, il y a également les plaques acryliques nanostructurées (Altuglas ShieldUp) qui permettent d'alléger les modules, d'améliorer leurs performances grâce à leur grande transparence et leur tenue au vieillissement. Du côté des solutions d'encapsulation des cellules, le chimiste propose notamment des copolymères éthylène acétate de vinyle (EVA), commercialisés sous la marque Evatane, utilisés pour la fabrication de films encapsulants réticulables. « Nous avons développé également des familles de polyoléfines thermoplastiques qui ne nécessitent pas de réticulation, commercialisées sous la marque Apolhya », détaille Dominique Jousset, Business Manager d'Apolhya au sein d'Arkema. Avant d'ajouter :

« Ces résines thermoplastiques, qui sont des polyoléfines modifiées, combinent une excellente adhésion sur les supports, une transparence et une bonne résistance aux rayons UV et à l'humidité ». En ce qui concerne les perspectives du solaire, Arkema pense que ses problématiques techniques ne changeront pas fondamentalement à court terme. « Nous pensons que dans les années à venir, les cellules à base de silicium cristallin continueront de dominer le marché. Cependant, les technologies évolueront et d'autres problématiques de "packaging" des modules se poseront, ce qui incitera les chimistes à développer de nouveaux matériaux », affirme Dominique Jousset. Le Groupe veut proposer des solutions adaptées à tous les types de technologies de cellules (basées sur le silicium cristallin ou sur les couches minces). A moyen terme, le chimiste, attentif aux évolutions du marché, entend se développer également sur le photovoltaïque organique, entre autres sur les parties actives de la cellule. En outre, le groupe est engagé sur plusieurs programmes de recherche dans le solaire, comme par exemple le projet national Isocel (soutenu par l'Ademe) ou encore les projets européens Mathero et X10D.

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