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Aux armes, innovateurs!

Sylvie Latieule
Relancer la politique industrielle de la France en s'appuyant sur l'innovation est l'une des grandes priorités de Jacques Chirac sur la seconde partie de son quinquennat. Par ce biais, le chef de l'État espère pouvoir freiner les délocalisations et préserver l'emploi. Ainsi, depuis l'été, des initiatives importantes pour l'avenir de la recherche et de l'industrie en France ont vu le jour. La dernière en date est l'installation de l'Agence de l'innovation industrielle (A2I).
Imaginée par le p-dg de Saint-Gobain, Jean-Louis Beffa – qui en est maintenant le président –, cette agence a pour but d'« aider les entreprises à prendre des risques », dans des domaines aussi divers que l'aéronautique, le ferroviaire, les technologies de l'information ou les biotechnologies. Dotée d'un budget de 1 milliard d'euros dès 2005, et autant en 2006, en provenance des recettes de privatisation, l'A2I entend être très rapidement opérationnelle. D'ici à la fin de cette année, elle compte être en mesure de financer une quinzaine de projets, puis entre 15 et 20 l'année prochaine, pour un montant moyen variant entre 20 et 100 millions d'euros. Quatre programmes franco-allemands sont déjà instruits: le réseau multimédia du futur (France Télécom, Deutsche Telekom), le projet Quaero de bibliothèque numérique concurrente de Google (Thomson, Deutsche Telekom, Holtzbrinck), le développement de l'imagerie moléculaire à très haut champ (Siemens, Guerbet) et la mise au point de la biophotonique (Thales, Zeiss). Une autre agence complémentaire, l'ANR (Agence nationale de la recherche), devrait voir le jour dans les prochains mois. Davantage tournée vers la recherche, son objectif sera de financer exclusivement des projets de recherche publique ou privée. Pour l'année 2005, l'ANR est dotée d'un budget de 350 Me. C'est encore cette idée de partenariat public/privé et de rayonnement à l'international qui est au cœur des projets de pôle de compétitivité. Sur les 105 en compétition, 67 ont reçu en juillet dernier le “précieux label” et vont se partager 1,5 milliard d'euros sur trois ans en exonération et subventions diverses. Enfin, le gouvernement étudie la possibilité de protéger certains secteurs clés des OPA étrangères, à travers la préparation d'un décret. À l'issue de plusieurs mois de réflexion, le gouvernement a arrêté une liste de secteurs. Selon Les Échos, on y retrouve notamment des domaines liés à la défense, à la sécurité, ainsi que les biotechnologies et la « production d'antidotes » contre les armes biologiques. Le quotidien évoque également les « technologies duales », à usage civile ou militaire, comme le nucléaire. Pourtant, dans les biotechnologies, plusieurs sociétés sont passées sous pavillon étranger récemment, à l'instar de Lemagene, d'Epimmune ou encore de Proskelia. Dans le même temps, deux laboratoires étrangers, Bristol-Myers Squibb et Serono, ont décidé de fermer leur centre de R & D français. Mais dans ces trains de mesures, la chimie n'est pas toujours en bonne place. Le pôle Chimie-environnement en Rhône-Alpes (Axelera) et le pôle Industries et agro-ressources en Champagne-Ardennes-Picardie ont heureusement reçu un label de « pôle à vocation mondiale » en juillet dernier. Le second a accueilli la semaine dernière Jacques Chirac, en personne, pour son inauguration, plaçant le secteur sous les feux des projecteurs. Sylvie Latieule

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