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BASF signe un partenariat avec Espérance Banlieues

Sylvie Latieule

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BASF signe un partenariat avec Espérance Banlieues

Le programme Kids’Lab de BASF s’intéresse actuellement à «l’alimentation de qualité ».

© BASF

À travers ce partenariat, BASF France s'engage à développer la culture scientifique dans des écoles de quartiers défavorisés. Pour cela, il déploiera le Kids'Lab, un programme créé, il y a plus de 20 ans, pour faire découvrir la chimie aux enfants.

Créé en 1997, le Kids'Lab permet à des jeunes de six à douze ans de découvrir la chimie tout en s'amusant. Cette initiative est à mettre à l'actif du géant allemand BASF qui la déploie au niveau mondial. Déclinée en France depuis quelques années, elle a déjà permis de sensibiliser près de 4 500 jeunes à la chimie. En ce début d'« Année de la chimie à l'école et à l'université » et alors que la « Fête de la science » se profile du 6 au 14 octobre, BASF a choisi de faire un pas supplémentaire en signant un partenariat avec l'association Espérance Banlieues qui développe des écoles alternatives, complémentaires à l'offre scolaire, dans les quartiers en grande urgence éducative. Après un premier partenariat réussi avec le Cours Alexandre Dumas à Montfermeil en Seine-Saint-Denis, école pilote de la fondation depuis 2012, BASF s'engage à équiper cinq écoles de la fondation des outils du Kids'Lab en 2019, puis l'ensemble des vingt écoles dans les trois années à venir (sachant que quatre sont encore en création). Sur ce projet, BASF propose un mécénat de compétences qui s'inscrit dans le cadre de sa politique RSE. Outre la fourniture de kits, le programme prévoit au préalable la formation des enseignants, des visites d'usines BASF proches des écoles, des interventions d'experts sur la chimie, et enfin, un voyage au siège de BASF, à Ludwigshafen en Allemagne, pour découvrir ce site industriel d'envergure.

Sensibiliser des enfants de zones éducatives prioritaires à la science

« Nous avons toujours considéré que notre rôle était de participer à l'éducation des jeunes et des étudiants. C'est pourquoi nous avons engagé de nombreux partenariats avec des universités et des écoles d'ingénieurs. Aujourd'hui, nous souhaitons nous tourner vers l'éducation à la science », explique Thierry Herning, le président de BASF France. C'est là que le groupe a choisi de s'intéresser à de plus jeunes publics. Et grâce au réseau d'Espérance Banlieues, à des enfants de zones éducatives prioritaires, défavorisés, souvent peu imprégnés de culture scientifique dans leur environnement familial. Thierry Herning s'est par ailleurs félicité de l'ouverture de l'association au monde de l'industrie. « Il est parfois difficile d'introduire un outil qui vient d'une entreprise dans le milieu académique. Par l'originalité de sa méthode, Espérance Banlieues n'a pas ce type de frein », constate-t-il. Président-fondateur d'Espérance Banlieues, Éric Mestrallet explique, pour sa part, que son organisation incube un nouveau modèle d'écoles destinées aux enfants issus des quartiers sensibles. Les fonds privés et aides du monde industriel assurent pour l'heure le financement en attendant que le réseau d'écoles puisse bénéficier du support de l'Éducation nationale. Avec le soutien de BASF, les élèves seront sensibilisés au thème de « l'alimentation de qualité » qui est actuellement au programme de Kids'Lab, après des choix de sujets sur l'énergie, l'isolation ou l'eau. Équipés de blouses et de lunettes, les enfants deviendront des apprentis chimistes, le temps de trois expériences simples et ludiques où ils seront amenés à s'interroger « pourquoi les fruits et légumes sont-ils colorés et bons pour la santé ? ».

Privilégier le contact direct

Parmi les autres actions menées en faveur des jeunes, Thierry Herning évoque le partenariat de son groupe avec l'OFAJ (Office franco-allemand pour la jeunesse) depuis 2015. Dans ce cadre, BASF organise chaque année des journées portes découverte sur ses sites. L'objectif est de sensibiliser des élèves de l'enseignement général, technologique et professionnel aux réalités du monde du travail et de faire prendre conscience de l'importance des langues étrangères et de l'ouverture aux autres cultures. C'est aussi l'occasion de découvrir les enjeux et les avantages de la relation franco-allemande, précise le groupe. Par ailleurs, BASF mise de longue date sur l'apprentissage, considérant que c'est un des piliers majeurs de l'employabilité des jeunes. Du bac pro au bac+5, le nombre d'apprentis est aujourd'hui passé à 5,3 % des effectifs de BASF.

Les Français plébiscitent la science dans un sondage Ifop

Pour éclairer ses vues et mieux accompagner ses actions, le groupe BASF a commandé à l'institut Ifop un sondage sur le thème de la « Science vue par les Français », en comparaison avec les États-Unis, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Il a été demandé à un échantillon représentatif de mille Français de s'auto-évaluer sur leur culture scientifique. Seuls 27 % ont estimé avoir une culture scientifique suffisante, quand 54 % des Allemands, 40 % des Britanniques et 45 % des Américains estiment avoir une culture scientifique satisfaisante. Aussi rien d'étonnant à ce que 86 % des Français considèrent qu'il est essentiel de sensibiliser davantage les jeunes à l'importance des questions scientifiques. Ils sont aussi 87 % à penser que les décideurs politiques devraient davantage s'appuyer sur les scientifiques pour éclairer leurs décisions. Ils sont même 56 % à considérer que la science n'occupe pas assez de place dans la société. Un souhait partagé avec leurs voisins allemands : 69 % d'entre eux pensent que la science n'occupe pas une place assez importante dans les débats de société. Si les Français plébiscitent la science dans ce sondage, ils ne sont que 21 % à considérer la chimie comme une discipline attractive, contre 49 % en Allemagne, 37 % aux États-Unis, et 35 % au Royaume-Uni.

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