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Bayer Polymers, objectif 2003

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Bayer Polymers, objectif 2003

Appuyé par de bons résultats financiers au premier trimestre 2003, Bayer Polymers, désormais indépendant du holding Bayer, annonce son ambition pour les trois années à venir.
Indépendant du holding Bayer depuis début 2003, Bayer Polymers a rapidement appris à naviguer seul. La société, qui vient de présenter ses premiers résultats trimestriels, satisfaisants, a défini sa stratégie : elle se veut plus proche de ses clients avec une meilleure maîtrise des coûts. Selon son directeur, Hagen Noerenberg, « la société est une réussite ». En effet, « après une année de transition, nous sommes, plus forts et plus performants que jamais ». D'après ses estimations, Bayer Polymers réalise aujourd'hui environ 90 % de son chiffre d'affaires avec des produits occupant les cinq premières positions sur le marché mondial. Bayer Polymers fabrique notamment le polyamide 6 et 6,6 (130 Mt/an), du polybutylène téréphtalate (PBT, 20 000 t/an), du polycarbonate (Makrolon, 700 Mt/an), de l'ABS, des mélanges PC-ABS et ABS-PA (Triax) et des thermoplastiques polyuréthanes. Aujourd'hui, Bayer Polymers affiche l'ambition de réaliser des performances encore meilleures : une « croissance rentable » avec une rentabilité sur le cash-flow à moyen terme de 13 % et un résultat opérationnel avant amortissement (Ebitda) de 19 %. Les résultats du premier trimestre 2003 apportent de l'eau au moulin de ces bonnes intentions : le résultat opérationnel après éléments exceptionnels s'élève à 74 millions d'euros, soit 3,5 fois plus qu'à la même période de l'année précédente (21 millions d'euros). Le résultat opérationnel avant éléments exceptionnels est de 91 millions d'euros. Dans le même temps, la marge Ebitda est passée de 11,3 à 12,5 %. Un résultat atteint notamment grâce à un programme de réduction de coûts. Cependant, le chiffre d'affaires du premier trimestre a baissé de 2,3 % pour atteindre 2,55 milliards d'euros. Des effets de change négatifs et une forte concurrence sur les prix expliquent ce résultat. Pour rappel, en 2002, Bayer Polymers a réalisé un chiffre d'affaires de 10,8 milliards d'euros. « Au vu des évolutions des chiffres au premier trimestre de l'année en cours, nous exprimons un optimisme modéré car il nous reste encore beaucoup à faire pour améliorer nos marges à long terme », explique Hagen Noerenberg. Aussi, une mesure traditionnelle est appelée à la rescousse pour améliorer la rentabilité de la société : faire des économies. Chiffrées : à partir de 2005, les réductions des coûts et l'amélioration de l'efficacité devront atteindre 700 millions d'euros chaque année. Les réductions de personnel sont déjà estimées à 5 300 postes ­ sur les 23 000 que compte la société, soit 23 % ! ­ à l'horizon 2005. Le mouvement est déjà lancé avec la fermeture du joint-venture mexicain avec Cysda pour la fabrication de diisocyanate de toluène (TDI) et la fermeture de l'unité de production de polyéther à Rieme en Belgique. Ce qui implique la fermeture de sites de production et des concentrations dans des installations d'envergure internationale. « Nous avons des objectifs précis, mais nous ne pouvons rien annoncer tant que les négociations sont en cours », explique Hagen Noerenberg. Quant à Rhein Chemie, filiale à 100 % de la société, elle est toujours à vendre. « Mais nous la gardons tant que les offres restent insuffisantes », précise Jürgen Dahmer, directeur de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA). Malgré ce mouvement de concentration, Bayer Polymers veut rester proche de ses clients. Comme de nombreuses autres sociétés, elle les place ainsi au cœur de sa stratégie, se voulant à l'écoute de leurs besoins. Et s'appuie pour cela sur des directions marketing régionales. Conséquence : les anciennes divisions Matières plastiques, Polyuréthanes, Caoutchouc, Liants pour peinture et vernis sont remplacées par une organisation adaptée aux structures des marchés, les applications et les voies de distribution dans les domaines du marketing et de la vente. L'entreprise veut également continuer à croître. Pour cela, elle prévoit des investissements, des innovations, des acquisitions, des partenariats et des joint-ventures. En 2003, elle consacrera environ 600 millions d'euros à des investissements, surtout en Chine pour la construction du site de Caojing près de Shangaï. Cette région est privilégiée, car Bayer Polymers veut y générer un quart de son chiffre d'affaires 2007 dans la région Asie-Pacifique, contre 18 % actuellement. L'Europe continue à conserver son attrait pour le géant allemand, avec plusieurs projets : toluène-diamine en Allemagne, styrène et oxyde propylène avec Lyondell aux Pays-Bas, polyester thermoplastique polybutylène téréphtalate (PBT) avec DuPont en Allemagne également. De Cologne, Albane Canto

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