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Bayer se veut ambitieux

Julien Cottineau

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Bayer se veut ambitieux

Neuen biologischen Lösungen auf der Spur: Cecilia Wilson untersucht Erdbeerpflanzen im Forschungslabor für Pflanzenpathologie der Division Crop Science von Bayer. ------------------------------- Researching for new Biological solutions: Cecilia Wilson, Plant Pathology Lab Scientist at Bayer’s Crop Science division, examines strawberry plants

© Bayer CropScience AG

Le groupe allemand nourrit de fortes ambitions de croissance et de développement, ces prochaines années, grâce aux mesures de restructuration annoncées, la semaine précédente, et à la contribution de toutes ses divisions. En 2022, Bayer s'est ainsi fixé des ventes annuelles de 52 milliards d'euros et une marge d'Ebitda de plus de 30 %.

C'est sans doute le temps des contre-feux. Une semaine après avoir annoncé un plan de restructuration drastique, comprenant la suppression de plus de 10 % de ses effectifs mondiaux et la sortie de plusieurs activités, en particulier de la Santé animale (CPH n°866), Bayer a présenté aux investisseurs, le 5 décembre, d'ambitieuses perspectives de croissance. Le géant de Leverkusen (Allemagne) table sur une croissance de 4 % en 2019, et cible une croissance moyenne annuelle de l'ordre de 4 à 5 % jusqu'en 2022, à taux de change constants. Ce qui devrait porter le chiffre d'affaires, estimé à 44,6 milliards d'euros en 2018, selon les données pro-forma, à 52 Mrds € dans quatre ans. Sur le front de la rentabilité, Bayer table sur une croissance moyenne annuelle de son Ebitda avant éléments spéciaux de 9 %, lequel passerait ainsi de 11,5 Mrds € estimés cette année à 16 Mrds € en 2022. Soit une marge qui passerait graduellement de 26 % à plus de 30 %. Ces prévisions à moyen terme sont basées sur les mesures de restructuration annoncées, mais ne comprennent pas les cessions de la division Santé animale ni toute autre cession d'activités envisagée la semaine passée (CPH n°866). En ayant repositionné le groupe comme un champion des sciences de la vie avec des « positions dominantes en santé et nutrition », Werner Baumann, le patron de Bayer, compte bien profiter des « méga-tendances » et croit fermement en la capacité d'innovation du groupe pour « générer de la croissance » et « améliorer la profitabilité ». Les restructurations annoncées sont engagées pour soutenir cette volonté, ajoute-t-il. Toutes les divisions de Bayer devront contribuer à ces développements dans le bon sens. La division Crop Science, d'un chiffre d'affaires attendu de 19,3 Mrds €, cette année, avec l'intégration de Monsanto (9,6 Mrds € en 2017), devrait afficher une croissance moyenne annuelle de 4 % voire au-delà, jusqu'en 2022, notamment grâce à ses futurs produits (75 projets en développement). La marge d'Ebitda avant éléments spéciaux a pour objectif de passer de 23 % à plus de 30 % entre 2018 et 2022. Si, en termes de ventes, la croissance est similaire pour la division Pharmacie, Bayer attend une marge supérieure, passant de 33 % cette année à plus de 35 % en 2022, notamment grâce aux promesses du portefeuille de produits en développement et au bon retour sur investissement de l'accroissement des collaborations externes. Le groupe est moins ambitieux pour sa division Santé grand public, avec une croissance des ventes de 3 % à 4 % par an jusqu'en 2022, excepté l'an prochain, avec seulement 1 %. Pour la marge, l'objectif est de relever le niveau pour passer de 21 % actuellement à 24 % à moyen terme.

Bayer investirait environ 35 Mrds € jusqu'en 2022

Entre 2019 et 2022, Bayer attend une augmentation annuelle de 18 % de son flux de trésorerie libre (free cash flow), pour atteindre 23 Mrds € en 2022. Cela permettrait d'améliorer son profil financier, d'augmenter les dividendes pour les actionnaires, et d'alléger la dette. Celle-ci resterait stable en 2019, à 36 Mrds €. L'objectif est de la réduire à une fourchette de 26 à 28 Mrds € en 2022. En termes d'investissements, le groupe allemand envisage d'engager environ 35 Mrds € jusqu'en 2022, dont les deux tiers pour les efforts de R&D et le reste pour les dépenses d'investissement.

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