Nous suivre Info chimie

BioTFuel progresse sur ses deux pilotes

J.C.

Sujets relatifs :

, ,

Le projet BioTFuel, qui vise la conception à échelle industrielle de procédés de conversion de biomasse lignocellulosique en biocarburants par voie thermochimique, avance pas à pas. Les acteurs, à savoir Axens, Sofiprotéol, Total, l'IFP Énergies Nouvelles (IFPEN), le CEA et ThyssenKrupp Uhde, ont présenté récemment les derniers développements. Sur le site de Sofiproteol à Venette (Oise), qui accueillera le pilote pour le prétraitement et la torréfaction de la biomasse, la définition et la simulation de schéma des procédés ainsi que la modélisation de la torréfaction sont complétées. Un appel d'offres pour une unité clés en main a été lancé et le choix d'une société d'ingénierie devrait être arrêté ces prochaines semaines. Les partenaires entrevoient pour 2012-2013 le début de la construction du pilote. Sur le site en pleine reconversion industrielle de Total à Dunkerque (Nord), la définition et simulation du schéma des procédés ainsi que la conception préliminaire de la section gazéification et de la purification du gaz de synthèse ont été accomplies. L'étude d'ingénierie de détail est en cours de finalisation. La construction du pilote (gazéifieur, conditionnement du gaz de synthèse et synthèse Fischer-Tropsch) est entrevue désormais à partir de 2013. Le projet, dont le budget total s'élève à 112,7 millions d'euros, dont 33,2 M€ de financements publics notamment via l'Ademe, doit permettre de « disposer des éléments d'une chaîne d'industrialisation complète d'ici 2017-2018 », selon Jean-Christophe Viguié, directeur général du projet BioTFuel. Au final, les partenaires visent un concept permettant l'implantation d'unités industrielles capables de traiter 1 million de tonnes par an de biomasse lignocellulosique pour la production de 200 000 t/an de biodiesel et de biokérosène (dans des proportions 2/3-1/3). Plusieurs écueils sont encore en vue. Outre la difficulté des aspects techniques et technologiques, Pascal Barthélémy, directeur général adjoint de l'IFPEN reconnaît qu'actuellement le coût moyen de biocarburants via ce projet serait « d'un facteur deux par rapport au prix actuel des carburants. Il faut passer à un facteur un ». Autre écueil : le recours à des matières fossiles pour le procédé. En amont de la gazéification, la biomasse traitée serait pour l'heure mélangée à des matières comme le pet coke (charbon de pétrole), le charbon ou le pétrole. Les partenaires s'accordent à dire que le mélange sera majoritairement composé de biomasse mais qu'ils chercheront à atteindre les 100 %.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Chimie

Nous vous recommandons

Justice : Monsanto condamné dans le procès du Lasso

Justice : Monsanto condamné dans le procès du Lasso

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Monsanto, filiale du groupe allemand Bayer depuis 2018, dans le procès de l’herbicide Lasso. Le chimiste est donc définitivement condamné dans le dossier[…]

21/10/2020 | PhytosanitairesJustice
Wacker va couper 1 200 postes dans ses effectifs

Wacker va couper 1 200 postes dans ses effectifs

La SFCP devient « La chimie au quotidien »

La SFCP devient « La chimie au quotidien »

Energie : DRT plante son 1 000ème hectare de forêt

Energie : DRT plante son 1 000ème hectare de forêt

Plus d'articles