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Borealis dépose une offre auprès de Total pour la reprise de GPN

J.C.

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Total pourrait se désengager complètement du domaine des engrais. Le groupe français a reçu une offre ferme de Borealis pour la reprise de la totalité de GPN, premier producteur français d'engrais azotés et de réducteurs d'oxyde d'azote dont il détient 100 % du capital, et pour la reprise de 56,86 % des parts qu'il détient dans le capital du producteur belge Rosier. Un an après la reprise du producteur PEC-Rhin auprès de Total, déjà, et de BASF, Borealis continue de marquer son intérêt pour les engrais. Même si le groupe, reste encore principalement positionné dans le segment des polyoléfines, il dispose aujourd'hui de capacités de 2,1 millions de tonnes par an entre son complexe d'engrais de Linz (Autriche) et le site de PEC-Rhin à Ottmarsheim (Haut-Rhin). Jugée de qualité, l'offre de Borealis comprendrait la reprise de la totalité des actifs de GPN. La société Grande Paroisse, dont l'activité se résume aux responsabilités judiciaires dans le dossier de la catastrophe AZF et à la réhabilitation du site sinistré à Toulouse, n'est pas concernée et resterait dans le giron de Total. Si les discussions aboutissaient, Borealis rependrait ainsi les 725 salariés de GPN en France et les deux sites de production existants. A Grand-Quevilly (Seine-Maritime), GPN dispose de capacités de production de plus de 3,3 Mt/an d'intermédiaires et d'engrais et recense 340 salariés. Le site de Grandpuits (Seine-et-Marne) compte de son côté 210 employés et dispose de capacités de 2,5 Mt/an. Total a investi plus de 400 millions d'euros depuis 2007 dans GPN pour la modernisation et l'accroissement des capacités de productions de ces deux sites industriels. L'offre de Borealis garantirait la poursuite de l'activité et la reprise de l'ensemble des contrats de travail, donc le maintien de l'emploi. Ni le montant de l'offre, ni le calendrier des discussions n'ont été divulgués.

La reprise éventuelle du Belge Rosier

 

En parallèle, Borealis, basé à Vienne (Autriche) et détenu par l'International Petroleum Investment Company (IPIC, Abou Dhabi, 64 %) et OMV (36 %), est intéressé par la reprise du Belge Rosier. L'offre d'acquérir les 56,86 % de parts détenues par Total, pour une valeur de 200 € par action soit environ 30 M€, est conditionnée par l'acquisition de GPN. Si le groupe français donnait son accord dans les deux dossiers, Borealis déposerait alors une offre publique d'achat auprès de la Bourse belge pour l'acquisition du reste des titres de Rosier, au prix de 211,38 € par action. Spécialisé dans les engrais minéraux, Rosier dispose de deux sites de production à Moustier, en Belgique, et Sas van Gent, aux Pays-Bas. La société recense 250 salariés et génère un chiffre d'affaires annuel d'environ 265 M€.

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