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Chemours supprimera 5 % de ses effectifs mondiaux et continue de réduire la voilure aux États-Unis

Julien Cottineau

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L'ancienne division Performance chemicals de DuPont poursuit son grand plan de restructuration. Chemours vient d'annoncer la réduction de 5 % de ses effectifs mondiaux, soit 400 suppressions de postes dans le monde, et une nouvelle fermeture d'usine aux États-Unis.

Le démarrage de l'histoire de Chemours est complexe. Depuis sa séparation d'avec son ancienne maison mère DuPont et son entrée en solo à Wall Street, le groupe américain décline et déploie peu à peu son plan de transformation en cinq volets. Lequel vise la réduction des coûts structurels, le renforcement des positions de marché, une meilleure orientation des investissements, l'amélioration du schéma organisationnel du groupe, et l'optimisation du portefeuille. Sur ce point, il continue d'évaluer des alternatives pour son pôle Chemical Solutions (hors l'activité Cyanures). Au total, ce plan fixe comme objectif une amélioration de 500 millions de dollars de l'Ebitda ajusté entre 2015 et 2017. En 2016, Chemours vise aussi des réductions de coûts annuels d'un total de 200 M$, et de 350 M$ par an dès 2017.
 

Le 30 novembre, le groupe a dévoilé trois actions qui s'inscrivent dans son plan en cinq points. La plus marquante concerne la suppression de 5 % de ses effectifs mondiaux. Environ 400 postes, sur un total de 8400, seront supprimés au cours de l'année 2016. Chemours n'a pas détaillé dans quelle(s) partie(s) du monde il pourrait initier des coupes, ni quels types de postes ou d'activités. Au quatrième trimestre 2015, le groupe prévoit une charge de 45 M$ liée à ce projet, qui doit en contrepartie engendrer des économies de coûts de 50 M$ par an.

 

Fermeture de Niagara Falls

Autre mesure d'importance : la fermeture définitive, fin décembre, de son usine de Niagara Falls, dans l'État de New York. 200 salariés et prestataires seront impactés par cette décision. Cette usine produit du sodium et du lithium, et fait les frais de la finalisation d'une revue stratégique de l'activité Reactive Metals Solutions. Chemours attend de ce projet qu'il améliore de 20 M$ par an, à partir de 2017, son bénéfice avant impôts et son Ebitda ajusté. Avant cela, le groupe estime à 17 M$ la charge exceptionnelle liée aux mesures de licenciement pour les salariés, l'annulation des contrats en cours et les frais de mises hors service. Entre 10 et 15 M$ supplémentaires seraient nécessaires dans les deux à trois prochaines années pour d'autres charges spéciales, notamment celles liées au démantèlement du site. Depuis cet été, le réseau industriel du groupe a été impacté à plusieurs reprises, comme des suppressions de capacités de dioxyde de titane (TiO2) ou très récemment un projet de cession d'une usine d'aniline à Dow.
 

La troisième et dernière mesure annoncée fin novembre est, elle, plus positive pour les activités en cours. Chemours a indiqué qu'il confirmait son engagement sur son site de Belle, en Virginie occidentale, centré sur les productions de méthylamines. L'usine fera l'objet d'actions visant à améliorer ses performances et sa compétitivité mais restera bel et bien dans le périmètre du groupe.

 

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