Nous suivre Info chimie

ChemStart'up fait le plein

Sylvie Latieule

Sujets relatifs :

, ,

Au coeur du bassin industriel de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), ChemStart'up est un hôtel d'entreprises d'une superficie de 2 500 m2 entièrement pré-équipé et sécurisé et bénéficiant de l'environnement scientifique du Groupement de Recherche de Lacq (centre de R&D d'Arkema).

Alors que 6,7 millions d'euros ont été investis dans ce projet, Pierre Nerguararian, président du GIP Chemparc chargé de la revitalisation du bassin, est heureux d'annoncer que, mi-2015, les huit modules du bâtiment seront enfin occupés et emploieront 30 à 40 personnes. Ceux qui ont suivi les péripéties de la plateforme depuis son démarrage en 2011 savent que l'aventure n'a pas été de tout repos. La stratégie initiale qui visait à accompagner des start-up dans leur industrialisation a même dû être reconsidérée, suite à l'affaire Borochem. La jeune société avait été soutenue et accompagnée avant de connaître des déboires et d'atterrir dans le portefeuille d'un investisseur canadien qui s'est empressé de rapatrier chez lui l'industrialisation. Aussi depuis le début de l'année 2014, sous l'impulsion du président, la stratégie a évolué pour faire de ChemStart'up une plateforme davantage tournée vers le transfert technologique pour entreprises ou projets de recherche plus confirmés. Et ce repositionnement a payé. La plateforme va faire le plein en 2015.
 

« L’objectif est que des projets viennent s’industrialiser sur la plateforme de Lacq » 
 

Installée depuis l'ouverture dans le module pilote et une annexe, le centre technologique Canoe, dédié aux matériaux composites et nanostructures, sera ainsi rejoint par plusieurs entités. La société de chimie fine M2I va occuper deux modules de 200 m2 pour y installer 18 chercheurs travaillant notamment sur les phéromones pour la protection des cultures. Olivier Guerret, vice-président, explique que cette équipe a été bâtie sur la base de la société Holis, déjà installée à Lacq, et rachetée en 2013 avec ses neuf chercheurs. Et d'ajouter : « Nous cherchions à changer de locaux et ChemStart'up offrait une plateforme avec des infrastructures adaptées et une image de modernité positive pour notre société ». Ensuite, PIC, fédération de recherche public-privé en cours de contractualisation, prévoit d'occuper trois modules avec une quinzaine de chercheurs issus de l'ESPCI, de l'UPMC et du groupe Total. Les recherches porteront sur les interfaces pétrole-eau-roche pour la production et l'exploitation des hydrocarbures. De son côté, la start-up BGH propose d'occuper un module pour développer son innovation de rupture dans le traitement de l'eau par la voie « gaz hydrates ». Pour finir, la société SCE, filiale d'Hydro Québec, occupera un module complet et une partie du pilote. Spécialisée dans le stockage et la conversion de l'énergie, elle emploiera cinq à six personnes au départ, puis une quinzaine.


Toutes ces sociétés s'acquitteront d'un loyer. Cependant, Patrice Bernos, directeur général de Chemparc, rappelle que la vocation de ChemStart'up n'est pas de gagner de l'argent mais de contribuer au développement économique de la région. Chaque activité pourra se maintenir dans les lieux entre trois et huit ans, à son rythme. À terme, l'objectif est que des projets matures sortent de ces installations et viennent s'industrialiser sur la plateforme de Lacq. Même si elle a remporté quelques récents succès avec Abengoa et Toray, la plateforme a encore de la capacité d'accueil. Il en est de même pour son hôtel d'entreprises ChemStart'up qui prévoit maintenant de s'agrandir. Comme dit le proverbe : « Persévérance mène à récompense ».

 

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Chimie

Nous vous recommandons

[Édito] : Total garde (pour le moment) Cray Valley

[Édito] : Total garde (pour le moment) Cray Valley

Cray Valley n’est pas à vendre. C’est Total qui l’a affirmé par voie de communiqué, le 21 octobre 2020, pour faire taire des rumeurs lancées par l’organisation syndicale CFDT. En[…]

[Édito] : Quand l’industrie chimique craint un Reach bis…

[Édito] : Quand l’industrie chimique craint un Reach bis…

[Édito] : La génomique célébrée chez les autres

[Édito] : La génomique célébrée chez les autres

Chimie européenne : Amélioration possible en fin d’année

Chimie européenne : Amélioration possible en fin d’année

Plus d'articles