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Chimie européenne : l'éclaircie

Sylvie Latieule
C'est une bonne nouvelle pour l'industrie chimique européenne. Le Cefic (fédération européenne de la chimie) maintient ses prévisions du mois de mars et annonce une amélioration des volumes de production pour l'ensemble de la chimie européenne.
Cette dernière devrait ainsi enregistrer une hausse de sa production, hors pharmacie, de 2,4 % en 2004 et de 2,6 % en 2005. Des prévisions qui portent désormais sur 25 États membres et non plus 15. Commentant ces prévisions, le Cefic a annoncé qu'elles se situaient finalement au-dessus de la moyenne enregistrée ces trois dernières années. Par ailleurs, tous les segments de la chimie participent à cette croissance. À commencer par la pétrochimie qui prévoit 2,8 % de croissance en 2004 et 3,6 % en 2005. Même tendance dans les plastiques (2,5 % en 2004 et 3,6 % en 2005). Dans les produits de consommation, la croissance attendue est de 3 % en 2004 et de 2,7 % en 2005, alors que, dans les spécialités, on prévoit un recul de 3,3 % en 2004 à 2,1 % en 2005. Même les dérivés inorganiques annoncent de bons niveaux de croissance : 1,8 % en 2004 et 1,5 % en 2005. D'une façon générale, la chimie européenne bénéfice d'un environnement économique plus favorable, avec des signaux positifs du côté de la consommation et de la production industrielle, dont la croissance devrait s'établir à 2,1 % en 2004 contre 0,5 % en 2003. Mais cette avalanche de chiffres relativement satisfaisants ne doit pas faire oublier les menaces qui pèsent sur l'industrie chimique. En tête de liste, le Cefic cite la faiblesse du dollar par rapport à l'euro qui génère quelques incertitudes dans les échanges de produits à l'extérieur de l'Union européenne. La fédération évoque également la flambée des prix du pétrole suite à la croissance exceptionnelle de la demande, principalement en provenance de Chine. Pour 2005, le Cefic s'aventure pourtant à pronostiquer un prix du pétrole compris entre 30 et 35 $ le baril. Mais cette prévision suppose qu'aucun élément extérieur ne vienne perturber le marché. En 2004, à un problème de sous capacité de raffinage s'est ajouté celui de l'instabilité politique dans plusieurs pays producteurs, notamment en Irak, en Arabie Saoudite et plus récemment au Nigeria (en raison d'une grève générale). Sans compter un conflit social dans le secteur pétrolier en Norvège et le cyclone Ivan qui a perturbé l'approvisionnement des raffineries dans le golfe du Mexique Finalement, avec 1,6 % de croissance attendue pour 2004 et le double en 2005, la chimie française s'inscrit dans la tendance, selon les prévisions de l'Union des industries chimiques (UIC). Après trois années de vaches maigres, la chimie française bénéficie d'une consommation des ménages plus dynamique et du rebond des exportations. De bon augure pour une profession pleine de doutes qui entame ce lundi une réflexion de fond sur les enjeux et défis de la chimie en France. Et ce dans le cadre d'une manifestation intitulée les États généraux de la chimie dont nous ne manquerons pas de nous faire l'écho dans notre prochaine édition. Sylvie Latieule

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