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Chimie fine et ingénierie : Le dialogue reste difficile

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Chimie fine et ingénierie : Le dialogue reste difficile

Les sociétés d'ingénierie sont de plus en plus nombreuses à s'intéresser à la chimie fine et à la pharmacie. Reste que ces deux métiers revendiquent une adaptation des méthodes des ingénieristes, développées initialement pour conduire des projets dans l'industrie pétrolière.
L'ingénierie est un métier dont l'objectif est de concevoir et de réaliser la construction d'un ouvrage pour le compte d'un client. Robert Avezou, délégué aux relations internationales de Syntec-Ingénierie (Chambre syndicale des sociétés d'études techniques et d'ingénierie), se plait à définir l'ingénierie comme « une mise en musique de compétences individuelles, à la fois dans le temps du projet, ses phases successives, et dans l'espace des responsabilités contractuelles ». Dans le domaine de la chimie, la notion d'ouvrage fait souvent référence à la construction d'une nouvelle usine ("grass-roots"), même si la plupart des projets d'ingénierie portent aujourd'hui sur le remodelage ("revamping") d'unités existantes. L'ingénierie a fait ses débuts dans les années 60 aux Etats-Unis. Puis elle a formalisé toute une méthodologie projet lors de la reconstruction de raffineries et de complexes pétrochimiques de l'après-guerre. C'est donc dans l'industrie pétrolière qu'elle a acquis ses lettres de noblesse avant de s'étendre aux autres secteurs de la chimie. Au début de tout projet ou de revamping, c'est le client qui définit "l'ouvrage à réaliser" dans un cahier des charges, avant l'intervention de la société d'ingénierie qui assure la maîtrise d'œuvre de ce projet, une prestation qui peut aller de la conception de l'ouvrage au démarrage de l'unité. C'est ainsi que l'ingénierie est née d'une vision très "maîtrise d'ouvrage" où l'on accorde toute l'attention à la réussite de l'ouvrage et à ses caractéristiques techniques. Puis, cette vision a évolué vers une "vision maîtrise d'œuvre", où l'œuvre devient aussi importante que l'ouvrage pour la réussite du projet. Dans un article publié dans la Revue des ingénieurs de l'école des Mines (janvier-février 2002), Robert Avezou revient sur la genèse de l'ingénierie : « Après avoir standardisé au maximum leurs raffineries et complexes pétrochimiques, les majors ont contraint leurs sociétés de service de l'époque, les sociétés d'in-génierie, à standardiser l'œuvre. L'espéranto méthodologique, qui en a résulté, avait pour objet de transposer un ouvrage futur plus ou moins bien défini en œuvre à accomplir immédiatement aussi bien définie que possible. Les réponses aux questions "comment ?", "quand ?", "avec qui ?" avaient pris plus d'importance que celles aux questions "quoi ?", "quel ou-vrage ?", une vraie révolution. Le métier d'organisateur, de généraliste avait pris le pas sur celui d'ingénieur, de spécialiste. L'homme et l'information, le projet œuvre, dominaient enfin la matière, le projet ouvrage ». Mais cette vision "œuvre" reste très anglo-saxonne et n'aurait pas encore imprégné les mentalités en France en dehors des secteurs du pétrole et de la pétrochimie. Robert Avezou va plus loin et dénonce une mentalité "marchés publics" résultant du fort centralisme français qui a "contaminé" la profession. « Dans le monde anglo-saxon, on parle de contrat entre un client et une société d'ingénierie avec du "management de projet" de part et d'autre. Dans notre système des marchés publics, on parle de missions à exécuter par des bureaux d'études dans le cadre de règles fixées une fois pour toutes par l'administration ; le mot ingénierie en est totalement absent. Le seul vocabulaire trahit la différence dans l'état d'esprit », ajoute R. Avezou. Cette mentalité aurait pour conséquence de bloquer le budget ingénierie entre 10 et 15 % du montant global de l'investissement. Alors que dans les pays anglo-saxons, la prestation des sociétés d'ingénierie atteindrait 18 à 25 %, selon Jean-Michel Renaud, directeur d'Ingérop Pharma (voir l'interview pages suivantes). Mais plaçons-nous maintenant du côté des clients chimistes. Si les compétences des grandes sociétés d'ingénierie ne sont pas re-mises en cause dans des domaines comme la pétrochimie et la chimie de base, la chimie fine reste un domaine où leurs prestations sont parfois critiquées. Olivier Barrillon, président-fondateur du groupe AET, qui détient notamment la société d'ingénierie Chemsis, confirme que les sociétés de chimie fine ont pour habitude de réaliser leurs études en interne. Mais lorsqu'elles font appel à de l'ingénierie externe, elles privilégieraient des partenariats avec des sociétés de taille voisine, comme Chemsis ou Sogéquip. Pour réussir dans la chimie fine, il faut avoir une connaissance approfondie du métier. Les méthodes développées pour l'industrie pétrolière, où l'ingénierie est seul maître du projet, ne peuvent plus s'appliquer. Les chimistes plébiscitent des ingénieries souples et adaptables qui acceptent notamment l'aide de leurs services techniques, ainsi que des modifications en cours de projets. Les grandes phases d'un projet Comme de nombreux métiers, l'ingénierie a son propre vocabulaire, notamment lorsqu'il s'agit de qualifier les différentes phases d'un projet. ­ L'étude d'opportunité est une étape d'aide à la décision par l'évaluation du marché, des technologies disponibles et des partenaires potentiels. ­ Elle est suivie de l'étude de faisabilité qui cerne le projet dans ses grandes lignes et présente une ou plusieurs options. ­ L'ingénierie de base ou "basic engineering design (BED)" consiste à élaborer des études de conception procédé et d'implantation préliminaires (bilan de matière et d'énergie, et schémas de principe), élaborer les plans de circulation des fluides, définir et dimensionner le matériel. Cette étape conduit à l'émission de spécifications des procédés, à la définition des effluents et des dispositifs de contrôle et de sécurité. ­ Les pré-études de détail ou "front end engineering design (FEED)" consistent à élaborer les spécifications mécaniques de l'équipement, étoffant les spécifications procédés de l'étape BED pour intégrer les codes et standards applicables au projet concerné, effectuer le calcul thermique des échangeurs de chaleur, préparer les appels d'offres du matériel, développer les plans de circulation des fluides de procédé et d'utilités à un niveau "bon pour ingénierie de détail", développer les plans d'implantation détaillés et de classement des zones de sécurité, élaborer les premiers plans de tuyauterie, d'instrumentation, d'électricité et de génie civil. ­ L'ingénierie de détail ou de réalisation ("detail engineering") comprend le développement des plans de circulation des fluides à un niveau "bon pour construction", des plans dé-taillés de tuyauterie (dessins isométriques et calculs de flexibilité), des plans détaillés relatifs à l'instrumentation, l'électricité, le génie civil, l'intégration des plans des fournisseurs de matériel. Dans cette phase, l'ingénierie assure également le contrôle des coûts et des délais et la préparation des éléments nécessaires à la mise en route du chantier. ­ La phase des approvisionnements ("Procurement") couvre l'achat, le suivi, l'inspection et la livraison jusqu'au site de tous les équipements et matériels. Elle est totalement imbriquée dans la phase ingénierie de détail et suivie par l'essentiel de la phase construction où la société d'ingénierie s'assure durant toute la durée du chantier de la conformité de la réalisation par rapport aux définitions techniques. ­ Les phases de pré-commissionning puis de commissionning portent sur l'assistance à la mise en service des installations. Dans les secteurs pétrolier et chimique, la démarche ingénierie est ainsi symbolisée dans le monde entier par les trois lettres EPC, "Engineering, Procurement, Construction" (ou EPCS, CS pour Construction Supervision) ; l'une des clés de "l'espéranto méthodologique" pratiqué dans ce secteur. Parmi toutes ces phases, Robert Chardon, p-dg d'Iso-Ingénierie, explique que l'étude de faisabilité est l'une des plus importantes du projet. « Il y a aujourd'hui un déséquilibre entre le nombre d'heures consacrées à l'étude de faisabilité et à l'ingénierie de détail. Les études de faisabilité sont bouclées trop rapidement par rapport aux enjeux » estime-t-il. Pourtant, le maître d'ouvrage peut économiser jusqu'à 20 % de son investissement prévisionnel tout en réduisant son délai, lorsque cette étape est optimisée. C'est sur ce créneau de l'optimisation des coûts et délais par "l'analyse de la valeur" que Robert Chardon a choisi de positionner son entreprise. Ainsi, Iso-Ingénierie offre à ses clients chimistes une prestation qui se situe en amont de la société d'ingénierie. Elle s'appuie sur une série d'outils méthodologiques développés en interne et brevetés (Méthode VIP'S), et consiste à décortiquer chaque pro-jet pour apporter des solutions de nature très variée : évolution du périmètre du projet, amélioration des procédés, technologies et implantations, optimisation des achats. Créée en 1990, Iso-Ingénierie n'a jamais connu d'échec : « nous réalisons des opérations coups de poing de quelques semaines où nous réunissons toutes les parties prenantes du projet. Nous parvenons toujours à réduire le montant de l'investissement et assurer la traçabilité des décisions prises ». En "analyse de la valeur", les grands clients aujourd'hui d'Iso-Ingénierie sont des grands groupes chimiques ou pharmaceutiques qui s'intéressent à ce sujet depuis cinq ou six ans. Le marché de l'ingénierie de la valeur connaît d'ailleurs une forte croissance. Robert Chardon observe que même les groupes de plus petite taille, et notamment la chimie fine, commencent aussi à se pencher sur la question. Parallèlement, Iso-Ingénierie propose à ses clients une prestation de "management des risques projet". « Il y a toujours des incertitudes sur la technologie, les procédés, l'implantation, la politique du pays, le marché qui peut évoluer, l'organisation... Il existe toujours des solutions pour baisser l'incertitude, mais elles augmentent les coûts », explique R. Chardon (Iso-Ingénierie). D'où l'intérêt de démarrer cette réflexion le plus en amont possible et de prévoir un "plan de management des risques" qui va accompagner toutes les étapes d'un projet. Maîtrise d'œuvre contre clés en main D'une façon générale, le secteur pétrolier a souvent recours à des prestations de type "clés en main". Dans ce type de contrat, le maître d'ouvrage peut se contenter de rédiger son cahier des charges et de signer les chèques. La société d'ingénierie assure une prestation globale et prend tous les risques financiers, et notamment au niveau de l'achat des équipements. Mais les profits sont à la hauteur des risques encourus. Dans le cas d'une prestation de type "maîtrise d'œuvre", l'ingénierie travaille "avec l'argent de son client", qui finance directement les achats de matériels. En ce qui concerne la facturation des heures d'études, plusieurs options sont proposées, du paiement au forfait au paiement à l'heure (en régie). « Aux Etats-Unis, 90 % des projets de chimie et de pharmacie se font aujourd'hui en maîtrise d'œuvre et en régie » estime Laurent Cardinali (Jacobs-Serete). « L'Europe continue d'utiliser plutôt le "clés en main" et la maîtrise d'œuvre au forfait, bien que les mentalités évoluent actuellement » ajoute-t-il. Une autre caractéristique des sociétés d'ingénierie est la production importante de documents. Outre la rédaction de dossiers liés à la certification des sociétés d'ingénierie (ISO 9001 jusqu'à la version 2000), Schailendra Rao, directeur de projet chez Technip, explique que chaque société dispose de documents et référentiels qui les assistent dans la conduite de projets. « Quand nous démarrons un projet, nous appliquons toutes ces procédures pour produire des "delivrables" spécifiques » ajoute S. Rao (Technip). Puis, lorsque la construction de l'usine est achevée, un questionnaire, adressé aux clients, appor-te un retour d'expérience indispensable à l'amélioration constante des performances des sociétés d'ingénierie. Mais, il existe aussi des outils périphériques qui peuvent générer des informations précieuses sur la qualité d'exécution du projet. Laurent Cardinali fait état, par exemple, du PDRI ("Project Definition Rating Index") qui permet de mesurer la qualité d'un avant-projet, du système des "Metrics" développé en interne par Jacobs-Serete pour l'évaluation des performances des alliances nouées avec des clients du monde de la chimie et de la pharmacie... En conclusion, l'ingénierie apparaît comme une prestation intellectuelle dont les chimistes auront de plus en plus de mal à se passer, si la tendance qui vise à réduire la taille de leurs bureaux d'études se poursuit. Reste que dans certains secteurs, notamment la chimie fine, sociétés d'ingénierie et chimistes ont encore du chemin à parcourir pour ar-river à une meilleure compréhension de leurs métiers respectifs. S.L. Questions à Jean-Michel Renaud,
directeur d'Ingérop Pharma L'ingénierie française souffre d'une mentalité "marché public" qui sous-estime la durée des études et des rémunérations. COMMENT SONT RÉMUNÉRÉES LES SOCIÉTÉS D'INGÉNIERIE EN FRANCE ? D'une façon générale, le mode de rémunération au forfait est privilégié en France. Cette habitude nous vient du code des marchés publics dont l'influence sur le secteur privé a contribué à forger notre culture de "l'ingénierie à la française". Il existe d'ailleurs, pour les marchés publics, une loi et une grille tarifaire codifiant la démarche à suivre, son contenu et le mode de calcul des honoraires de l'ingénierie et de l'architecte. Cette culture du forfait a eu pour conséquence de maintenir un coût d'ingénierie relativement bas en France. Par comparaison, la ré-munération de l'ingénierie oscille, dans notre pays, entre 10 et 15 % de l'investissement, alors que des taux de 18 à 25 % sont couramment pratiqués dans les autres pays de la CEE, aux Etats-Unis et au Canada. Aujourd'hui, en France, la plupart des donneurs d'ordres privés s'inspirent de cette démarche. Cependant, pour éviter le risque de réévaluation du coût de l'ingénierie en fin de projet, ils détournent le système en négociant avec les maîtres d'œuvre un forfait d'honoraires. EST­CE UN BON SYSTEME ? Pour ma part, je pense que ce système est mal adapté aux exigences des maîtres d'ouvrages de l'industrie pharmaceutique et de la chimie de spécialités car il ne rémunère pas la valeur ajoutée de l'ingénierie, mais simplement un rendu, c'est-à-dire la production de dossiers (pièces graphiques et écrites) d'un projet. D'autre part, il induit un effet pervers en ne liant pas l'évaluation des honoraires à des ressources de production nécessaires et suffisantes pour réaliser les tâches demandées et apporter la valeur ajoutée que le maître d'ouvrage est en droit d'attendre de son ingénierie. C'est particulièrement le cas dans les phases amont (études de faisabilité, plan directeur, "basic engineering", etc.) ou les plannings et les budgets sont en France invariablement courts. La conséquence est que l'ingénierie prise dans un forfait "trop court" sera donc encline à négliger les études comparatives et de valeur ajoutée susceptible d'optimiser globalement l'investissement et le fonctionnement de l'ouvrage. Malgré ces risques, il est indéniable que le mode de rémunération fondé sur un forfait a, aujourd'hui en France, les faveurs des donneurs d'ordres privés. Même s'il rencontre ses limites lorsqu'il s'agit de projets complets, intégrant une forte composante "process" et conformité réglementaire comme dans la pharmacie ou les spécialités. Il s'accommode bien des lois françaises qui rendent responsables, en premier lieu, l'entreprise en cas de malfaçons. EN­DEHORS DU MODE DE RÉMUNÉRATION, EN QUOI CETTE CULTURE DE "L'INGÉNIERIE À LA FRANÇAISE" EST­ELLE DIFFÉRENTE DE CELLE DES AUTRES PAYS INDUSTRIALISÉS ? Si l'on compare la dé-marche globale, les différentes phases et leur contnu se recoupent quasi exactement quel que soit le pays. La différence essentielle réside dans le degré d'importance que l'on accorde à chacune des phases, et dans le type de relations que les équipes du maître d'ouvrage et du maître d'œuvre entretiennent. Culturellement, l'approche française sous-estime le coût et la durée des études à consacrer aux phases amont d'un projet au profit des études aval et de la réalisation. Elle se préoccupe d'avantage de l'image et du coût objectif de l'investissement que de l'optimisation du projet. Le processus d'optimisation technique et budgétaire est largement reporté dans l'étude des phases de détail. A contrario , l'approche anglo-saxonne attache une très grande importance aux études amont. Elle part du principe que les enjeux économiques majeurs doivent être abordés dès la phase amont du processus et que l'optimisation de l'investissement commence dès l'étude de sa faisabilité. Elle structure la démarche globale pour y consacrer le temps et l'argent nécessaire. Correctement appréhendés au stade préliminaire d'un projet, ces points peuvent permettre d'économiser jusqu'à 15 à 20 % d'un investissement. OBSERVE­T­ON UNE DIFFÉRENCE ENTRE LE COUT GLOBAL D'UN PROJET EN FRANCE ET À L'ÉTRANGER ? Il n'est jamais facile de faire des comparaisons car de nombreux critères liés à l'environnement local entrent en ligne de compte. Toutefois, il ressort que les autres pays de la Commu-nauté européenne ou les Etats-Unis consacrent davantage d'argent à l'ingénierie que la France. Cette proportion peut atteindre plus du double dans des pays comme le Royaume-Uni et l'Irlande. En ce qui concerne le coût de réalisation global d'un projet ("Total Investment Cost") celui-ci est généralement comparable entre ces pays et la France, voire plus faible dans certains cas, notamment aux Etats-Unis et en Italie. QUELLE EST L'APPROCHE D'INGÉROP SUR LE MARCHÉ DE LA PHARMACIE ? Avec un effectif de plus de 1 000 personnes, Ingérop est un acteur important dans l'ingénierie industrielle en France. Elle a réalisé en 2001 un chiffre d'affaires de 101,5 M euros dont 20 % à l'étranger. En ce qui concerne les secteurs de la pharmacie, de la chimie fine et des cosmétiques, les années 2001 et 2002 ont vu le renforcement de ces pôles d'activité. Aujourd'hui, Ingérop confirme son aptitude à accomplir des missions globales d'ingénierie en maîtrise d'œuvre complète (Bâtiment process et conformité réglementaire/ validation), allant de la conception des installations à leur mise en service. A l'étranger, nous avons pour axe principal de développement, l'accompagnement de clients français lors de la réalisation de leurs investissements industriels. C'est déjà le cas en Afrique du Sud et nous travaillons sur différents sujets au Brésil, en Chine, en Corée et en Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie).


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