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Chimie fine : Isochem repris par Aurelius

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C'est presque fait. Lors d'un Comité central d'entreprise jeudi 11 février, la direction de la SNPE a présenté un projet de cession de sa filiale de chimie fine Isochem au fonds d'investissement allemand Aurelius, avec qui des négociations étaient engagées depuis fin 2009 (CPH n°490).
C'est presque fait. Lors d'un Comité central d'entreprise jeudi 11 février, la direction de la SNPE a présenté un projet de cession de sa filiale de chimie fine Isochem au fonds d'investissement allemand Aurelius, avec qui des négociations étaient engagées depuis fin 2009 (CPH n°490). Révélée par Les Échos jeudi soir, le montant financier de l'opération se porterait à 8 millions d'euros. L'information n'a été ni infirmée ni confirmée par la SNPE. Guy de Gaulmyn, directeur chimie du groupe a cependant pu nous confirmer que l'opération en est « à ses derniers ajustements », et qu'un accord définitif avec Aurelius devrait être signé dans « un petit nombre de semaines ». Le repreneur allemand devrait acquérir tous les actifs d'Isochem, et donc tous les salariés et les sites industriels de la filiale. Soit un peu moins de 600 employés et cinq sites industriels. Ceux de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Vert-Le-Petit (Essonne) et Pithiviers (Loiret) sont dédiés à la chimie fine et aux productions pharmaceutiques. Le quatrième site français, à Pont-de-Claix (Isère), est lui dédié aux productions agrochimiques. Enfin, en Hongrie, Isochem détient sa propre filiale, Framochem, qui dispose d'un site d'intermé- diaires et de dérivés du phosgène à Kazincbarcika.

La fin des activités chimiques

La seule chose qu'Aurelius ne reprendra pas concerne la dette d'Isochem, ce qu'a pu nous certifier le groupe, sans commenter le montant de 50 M€ de dette avancé par Les Échos. Envisagée depuis 2006 (CPH n°359), la cession d'Isochem se finalise donc, un peu plus de trois ans plus tard. En juin 2007, Isochem s'était notamment séparé de sa filiale américaine dédiée à la production de phosgène (CPH n°387). En dehors de sa division Matériaux énergétiques, et avec la cession d'Isochem, la SNPE ne sera plus engagée en chimie qu'à travers Bergerac NC, sa filiale de spécialités chimiques. Mais peut-être plus pour longtemps puisque cette filiale est elle aussi à vendre (CPH n°483). Même si pour l'heure « aucun accord n'est signé », a confirmé la SNPE, sans commenter la possibilité de négociations en cours.
J.C.

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