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Conjoncture : Le LME apprivoise les plastiques

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Année de rodage pour le London Metal Exchange (LME) Plastics. Les deux contrats à termes sur les matières plastiques ont fêté, le 27 mai, leur première année d'existence, avec l'espoir de convertir les curieux des premiers mois en utilisateurs assidus. « Les transactions ont atteint à ce jour, 600000 tonnes pour le polypropylène (PP) et 350000 tonnes pour le polyéthylène linéaire basse densité (PE-LBD), juge Neil Banks, directeur du développement du principal marché mondial des métaux non ferreux. C'est un excellent résultat pour un nouveau contrat. En outre, les prix correspondent aux fluctuations sur le marché physique, ce qui donne une indication de la représentativité du LME ». Même optimisme à la Société Générale, l'un des onze principaux intervenants au LME. « L'intérêt des industriels se mesure à la masse et à la qualité des utilisateurs », explique Sebastian Castelli, analyste en charge des plastiques. Selon la banque, le grand nombre d'utilisateurs ponctuels est un signe encourageant pour l'avenir. Besoin de liquidités Avec Basell, Innovene et Dow Chemical, la place londonienne a désormais rallié trois des cinq premiers producteurs mondiaux de polyoléfines. L'arrivée récente de Basell, en décembre 2005, confirme que LME poursuit son développement. « La création d'un prix de référence, grâce aux contrats à court terme, modifiera la structure des prix de notre industrie », justifiait Robert Schmidt, vice-président de Basell Europe, pour expliquer son adhésion. Cinq mois plus tard, Basell reste sur sa ligne, mais regrette une croissance plus lente que prévue. En effet, les transactions sur le PE-LBD représentent à peine 13 % de la production européenne, et les volumes hebdomadaires tendent à stagner. Par ailleurs, si le LME apporte plus de transparence sur les prix, les règles de négociations manquent de souplesse. Aussi a-t-il annoncé, à la fin mai, deux améliorations susceptibles de doper l'activité: d'une part, à partir du 3 juillet, la durée de vie des droits d'achat et de vente (warrants) sera étendue de 10 à 36 mois; d'autre part, la place londonienne va ajouter des dates de liquidations supplémentaires. Reste à lever la barrière culturelle. « Le concept est neuf pour certains industriels », reconnaît Neil Banks. Les groupes de l'automobile et de l'emballage maîtrisent les instruments de couverture (hedge) et les contrats à termes (futures) pour se protéger des variations brutales. Les distributeurs trouvent aussi un intérêt, puisque le LME se limite à l'entreposage des matières sur six sites en Europe : Anvers et Rotterdam aux Pays-Bas ; Baton Rouge et Houston aux États-Unis ; Singapour en Asie et Pelepas en Malaisie. L'apprentissage sera plus long pour les transformateurs qui ne disposent pas d'outils de gestion des achats sophistiqués. Afin d'élargir ses services, le LME veut mettre au point de nouveaux contrats, mais pas avant 2007. Des contrats qui pourraient notamment concerner le PVC et le PET.
Gérald Bouchez, rédacteur en chef Plastiques & Caoutchoucs

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