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Des tensions géopolitiques qui raffermissent les cours du pétrole, sans excès

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Des tensions géopolitiques qui raffermissent les cours du pétrole, sans excès

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Dans la rubrique « Notes de conjoncture » de son site Internet, l'IFPEN fait le point sur l'évolution des cours du pétrole sur les six premiers mois de l'année. L'institut observe qu'après la forte chute des cours du pétrole au troisième trimestre 2018 sous l'effet des incertitudes économiques, le prix s'est redressé en 2019, passant de 50 $/baril en janvier à une zone comprise entre 65 et 75 $/b depuis la fin mars. Le prix moyen pour les cinq premiers mois de 2019 (66 $/b) reste néanmoins inférieur à celui atteint en 2018 (71 $/b). C'est l'annonce, par le gouvernement américain, de la fin des exemptions sur l'embargo pétrolier contre l'Iran qui a déclenché le passage au-dessus des 70 $/b pour le Brent. Le seuil des 80 $/b, dépassé deux fois en 2018, n'a en revanche pas été atteint cette année.

L'institut estime que l'équilibre à venir du marché dépendra de nombreux aléas côté demande, et surtout, côté offre avec trois interrogations principales. Elles portent sur l'impact de l'embargo américain sur l'Iran, sur les reculs dans certains pays dont le Venezuela ou la Libye, et enfin, sur les perspectives de développement des huiles de schiste aux États-Unis. Le bilan permettra de définir la politique de l'Opep en juin, organisation qui, avec le soutien de la Russie, détient encore un pouvoir important pour orienter l'équilibre du marché pétrolier. Le marché reste en effet soumis à ces deux forces contradictoires : une hausse de la production des non-OPEP, en particulier aux États-Unis, et des réductions subies et difficilement prévisibles de l'offre pour certains pays Opep.

Dans ce contexte, l'IFPEN souligne qu'il est difficile de tenter d'anticiper les prix du pétrole. L'institut note toutefois que le coût marginal de production du pétrole est en forte baisse, de l'ordre de 30 %, depuis la chute des cours de 2014, citant les dernières analyses de Rystad Energy. Désormais, les coûts de production les plus élevés sont évalués à 60 $/b, hors huiles lourdes canadiennes (83 $/b). Or ce sont ces coûts qui définissent le prix d'équilibre du marché. En conséquence, la référence ne devrait plus se situer autour de 100 $/b, mais davantage autour de 70 $/b, hors situation de crise importante sur l'offre.

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