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Ecomeris combine biopolymères et minéraux pour des films solubles

Aurélie Dureuil

Sujets relatifs :

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Financement

- SAS au capital de 280 000 euros

- Prêts d'honneur réseau entreprendre et fonds PHAR : 50 000 euros

- Levée de fonds de novembre 2012 : 250 000 euros

- Aides Oseo (Émergence, Création- Développement et DIL) : 265 000 euros

- Chiffre d'affaires 2012 : confidentiel

Ecomeris combine biopolymères et minéraux pour des films solubles

Cyrille Cabaret, dirigeant et fondateur d'Ecomeris.

© Ecomeris

La société limougeaude devrait mettre sur le marché ses premiers produits en 2013, en propre et via des partenariats de développement avec les industries utilisatrices.

Déposer une fine pellicule de protection physique sur les aliments, protéger les fruits avec un film anti-transpirant, améliorer l'application sur une lésion d'un produit vétérinaire, etc. Les applications de la technologie d'Ecomeris sont nombreuses. La société limougeaude développe des polymères transparents, inodores, incolores et solubles. « Nous combinons des polysaccharides issus de substances naturelles avec des charges minérales pour obtenir des matériaux avec des propriétés originales », détaille Cyrille Cabaret, dirigeant et fondateur d'Ecomeris. La société ne réalise pas de synthèse de polymère. Elle travaille à partir de ressources naturelles comme les dérivés d'amidon, de cellulose, d'algues, etc. « Nous choisissons le plus adapté en fonction de l'application finale », confie le dirigeant. Un choix est également opéré pour la charge minérale, généralement dans la famille des argiles. « Les charges montrent un intérêt dans les propriétés thermo mécaniques des matériaux. Elles interviennent également dans les propriétés hydrophobes, hydrophiles, barrières (à l'eau, la matière grasse, les gaz, etc.). Les charges viennent maximiser l'effet attendu du polymère », indique le dirigeant. Une fois les matières premières sélectionnées, elles subissent un prétraitement avant leur mise en œuvre dans des procédés de chimie verte. « Nous privilégions des procédés peu énergivores et des techniques originales, notamment les ultrasons. Nous n'utilisons pas de solvant autre que l'eau », précise Cyrille Cabaret. Une fois la formule mise au point, l'équipe d'Ecomeris effectue la caractérisation physico-chimique de son matériau puis définit les conditions de mise en œuvre. « Le film peut se présenter sous forme de bandelettes solubles, d'enrobage, etc. Il peut aussi être vaporisé pour former un film », détaille le dirigeant. C'est cette dernière option qui a été choisie pour le 1er produit commercialisé avant l'été par la jeune société. Il s'agit d'une solution d'aromathérapie vétérinaire qui pourra être pulvérisée sur la lésion. Grâce à son effet filmogène, il apportera une protection au plus près de la plaie.

Cette première application devrait être suivie par d'autres mises sur le marché de matériaux, d'ici à la fin de l'année 2013. Des développements issus de la douzaine de contrats signés depuis la création en novembre 2011.
 

Le film barrière à l'eau permet à l'eau colorée de rester à la surface des aliments.

Une stratégie de codéveloppement

« Nous proposons des contrats de codéveloppement avec nos clients qui sont dans les secteurs de l'agroalimentaire, l'alimentation animale et la santé vétérinaire. Plus récemment nous avons établi des contacts dans les secteurs de la pharmacie et la nutraceutique », souligne Cyrille Cabaret. Cette stratégie a permis à la société d'enregistrer son premier chiffre d'affaires, resté confidentiel, dès 2012. Après une phase de développement commune avec l'industriel utilisateur afin de définir le cahier des charges, la société réalise une première étape de prestation R&D. L'objectif est ensuite de devenir le fournisseur de la solution. « Nous ne faisons pas de produits standards. Nous proposons des solutions sur-mesure pour répondre aux besoins spécifiques », confie-t-il. Cette politique de codéveloppement pour aller au plus proche des attentes permet à Ecomeris de se positionner sur des marchés très divers. « A l'origine, nous avions pour ambition de développer des matériaux solubles et comestibles pour l'alimentaire. Grâce à l'aide du concours national Oseo dans la catégorie Emergence en 2010, nous avons financé la R&D de ces produits, leur compréhension et une étude de marché. Nous avons alors identifié des secteurs autres que l'agroalimentaire. Aujourd'hui, nous investiguons encore de nouveaux domaines et étudions les marchés sur lesquels nous pourrons avoir le plus rapidement des applications commerciales », confie Cyrille Cabaret. La société a été lauréate à nouveau en 2012 du concours national Oséo dans la catégorie Création-développement. 2012 a également été l'année de la première levée de fonds pour Ecomeris. La société a récolté 250 000 euros avec l'entrée au capital de business angels et du fonds régional d'investissement Dynalim. Cette somme permet à la société de déménager. « Jusqu'à maintenant, nous étions hébergés par le Laboratoire de chimie et substances naturelles (LCSN) de l'Université de Limoges, à l'origine des travaux sur les matériaux. Nous allons nous installer très prochainement au Novapôle de Brive. Au sein de cette pépinière d'entreprises, nous disposerons de plus de 300 m2 avec un espace laboratoire et une halle technologique pour produire des pré-séries pour les applications industrielle », confie Cyrille Cabaret. L'entreprise devrait également renforcer son équipe, qui compte actuellement quatre salariés. « Nous prévoyons d'embaucher deux personnes d'ici à la fin de l'année », détaille le dirigeant. Avec l'arrivée sur le marché de premiers produits, son déménagement, le renforcement de l'équipe, l'année 2013 devrait être celle de la montée en échelle d'Ecomeris.

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