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Energie/Gaz de France se prépare à l'ouverture à la concurrence

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"Le gaz n'est pas une énergie obligatoire, certains pays comme la Suède s'en passent très bien" affirme d'emblée Jean-Claude Depail, le nouveau directeur "grands comptes" de GDF. "Il doit donc prouver en permanence sa compétitivité face aux énergies concurrentes." Une mission que GDF a su parfaitement remplir jusqu'à présent dans le cadre national d'un monopole des importations et, dans une certaine mesure, de la distribution. Après l'ouverture (encore très partielle) du marché français de l'électricité le 19 février dernier, celle du gaz devrait à son tour intervenir en trois étapes à partir du 10 août 2000 pour les clients consommant plus de 25 M m3, trois ans plus tard la barre étant abaissée à 15 M m3 et à 5 M m3 en 2008. C'est à ces échéances que se prépare l'opérateur national en renforçant notamment ses structures face aux marchés industriels. Ainsi, les compétences du service "grands comptes", sont appelées à devenir européennes, voire mondiales, avec l'ouverture à la concurrence de la plupart des marchés nationaux. "GDF réalise actuellement 10 % de son chiffre d'affaires à l'étranger, notre objectif est d'atteindre les 20 % dans les cinq ans qui viennent" précise J.-Cl. Depail. En France même, le service "grands comptes" dispose de correspondants régionaux, tandis que les clients de taille moins importante dépendent d'une autre structure, les huit agences "Industrie" implantées en régions. Des efforts de productivité, une répercussion rapide des baisses de prix et une diversification des approvisionnements (du gaz nigérian cette année et anglais en l'an 2000 venant s'ajouter aux sources actuelles : Russie, Algérie, Norvège, Pays-Bas et le gisement de Lacq) constituent le deuxième volet de cette stratégie. La cogénération -actuellement très demandée par les industriels- en étant l'une des armes privilégiées. En 1998, la puissance décidée a, en effet, atteint 1300 M We permettant de doubler à 2750 M We le total de la puissance décidée en cogénération. Et GDF est engagé dans d'importants programmes de recherche sur la "petite" cogénération, notamment à base de piles à combustible (donc sans machines tournantes) qui pourrait bien être la réponse écologique et économique future aux besoins énergétiques de petits ensembles de consommateurs, voire des particuliers. En parallèle, le renforcement de la structure financière de GDF s'est poursuivi grâce à un excellent exercice 1998 avec un CA de 58,7 Mrds F (8,95 Mrds d'euros) en progression de 6,3 % marqué par une croissance en volume de 7,5 % à 379 Twh des ventes directes (dont 154 Twh pour l'industrie, soit + 3 %). Le bénéfice avant impôt de 6,8 Mrds F (11,5 % du CA) fait de l'Etablissement public à caractère industriel et commercial GDF une entreprise fort rentable quels que soient les critères retenus. Il a donné lieu à une rémunération de l'Etat de 1,6 Mrd F sous forme de dividendes et de 2,7 Mrds F sous forme d'impôts sur les sociétés, les 2,5 Mrds F restants permettant de poursuivre le désendettement systématique de GDF commencé en 1993. n

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