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Environnement difficile pour les engrais

J.C.

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« Après une campagne 2008-2009 catastrophique, celle de 2009-2010 est de nouveau une mauvaise campagne », regrette Joël Morlet. Le président de l'Union des entreprises de la fertilisation (Unifa) se veut prudent pour l'avenir des industriels des engrais en France. En 2009, le chiffre d'affaires du secteur a chuté de 51 %, à 1,9 milliard d'euros. En volume, la production totale d'engrais et d'amendements minéraux basiques de la période 2009-2010 a de nouveau reculé de 2 %, à 11 millions de tonnes contre 11,2 Mt lors de la campagne précédente. Celle de 2007-2008 affichait un record de 13,5 Mt. Ce bilan résulte d'un recul d'environ 25 % des volumes achetés par les agriculteurs ainsi qu'à une baisse des prix des fertilisants. Dans le détail, les livraisons exprimées en élément nutritif de phosphore ont malgré tout rebondi de 108 % en volume sur un an. Un rebond pondéré par les mauvais résultats de la campagne précédente. L'Unifa estime que malgré ces 108 %, ces livraisons n'ont récupéré qu'un tiers du tonnage perdu il y a deux ans. Celles d'élément nutritif de potassium ont progressé plus modestement de 24 %, alors que celles d'azote ont encore reculé de 2 %.

D'ores et déjà, la campagne en cours « suscite de l'espoir et aussi de profondes inquiétudes », ajoute Joël Morlet. Les bonnes nouvelles sont à chercher du côté des hausses actuelles des prix des céréales et de la « nette reprise des commandes ». En revanche, le secteur ne table pas sur un retour aux niveaux d'avant-crise dans l'immédiat, et doit se contenter de productions en flux tendu car il n'y a plus de stocks. La stabilité de l'emploi et de l'outil industriel est une autre source d'inquiétude. Si, lors de la dernière campagne, aucun des 49 sites de production n'a fermé malgré la crise, plusieurs fermetures sont en cours, notamment « une usine d'engrais composés et une d'engrais liquides », a confirmé Gilles Poidevin, délégué général de l'Unifa. Enfin, les futures règles européennes en matière de réductions des gaz à effets de serre continuent d'inquiéter le secteur. Notamment depuis que des objectifs plus contraignants par rapport à ce qui était envisagé sont à l'étude (CPH n°509). « Si les propositions actuelles sont retenues, toutes les productions européennes d'azote seront touchées », souligne Joël Morlet qui craint ainsi que l'on « compromette l'industrie européenne de l'azote ».


 

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