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Ineos lance son plan de survie à Grangemouth

J.C.

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La phase opérationnelle s'amorce. Cinq mois après la fin du conflit sur le complexe pétrochimique d'Ineos à Grangemouth, en Écosse, le plan de survie du site entre en vigueur. Ce projet de 300 millions de livres (plus de 360 M€) vise à moderniser le complexe pétrochimique et à lui offrir les infrastructures pour traiter de l'éthane issu des gisements américains de gaz de schiste. En premier lieu, Ineos va procéder à la fermeture définitive des unités les plus vétustes, qui datent des années 1960. Ce qui concerne en l'occurrence le vieux vapocraqueur d'éthylène G4, alimenté en gaz et distillats et d'une capacité d'environ 300 000 tonnes par an. Le groupe pétrochimique fermera aussi son unité de butadiène BE3. Lors de l'annonce le 28 mars, Ineos avait indiqué que ces fermetures seraient effectives « immédiatement ». Les salariés affectés à ces unités seront redéployés sur le site. Le groupe va aussi s'employer à muscler son second vapocraqueur sur place. Le KG (Kinneil Gas), d'une capacité d'environ 700 000 t/an d'éthylène, alimenté en éthane et gaz de pétrole liquéfié (LPG), est bien plus moderne. Ineos n'a pas précisé quelles seront les capacités additionnelles, même si par le passé, il était question de purement et simplement les doubler. En parallèle, le projet de stockage d'éthane importé depuis les États-Unis est en marche. Ineos a confirmé pour la construction le choix de l'ingénieriste allemand TGE, qui a déjà construit le terminal d'éthylène du groupe à Anvers (Belgique) et qui est en charge de la construction des unités de stockage d'éthane sur son complexe de Rafnes en Norvège. Les futures capacités de stockage d'éthane à Grangemouth seront les « plus importantes en Europe », indique Harry Deans, p-dg de la filiale Ineos Olefins et Polymers UK. Ajoutant que « d'ici à 2016, Grangemouth sera une usine basée sur le gaz de schiste, un élément essentiel pour lui permettre de renouer avec une activité profitable ».

Lors d'une récente rencontre avec la presse à Londres (Royaume-Uni), Tom Crotty, directeur Corporate Affairs et Communications d'Ineos indiquait que les investissements en Écosse et en Norvège allaient permettre au groupe de « gagner du temps, avant que les États-Unis ne soient en mesure de consommer tous leurs gaz de schiste et de ne plus exporter d'éthane », rapporte Chemical Week. Ce qui correspondrait à une fenêtre temporelle d'une quinzaine d'années. Suffisant pour que le Royaume-Uni puisse développer sa propre industrie des gaz de schistes, a-t-il souhaité.

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