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Ineos songe à de l'éthane américain pour alimenter Grangemouth

J.C.

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Le géant européen des oléfines et des polyoléfines serait en phase de lobby soutenu au Royaume-Uni, selon le quotidien écossais The Herald.

Ineos serait engagé dans des pourparlers avec les autorités écossaises et le gouvernement britannique pour obtenir certaines garanties et assurer l'avenir et la transformation de son site de Grangemouth, situé à une quarantaine de kilomètres d'Edimbourg. Il serait question d'un plan d'investissement de 150 millions de livres (environ 170 M€) pour construire des unités de stockage de gaz liquéfié et de moderniser les docks afin de pouvoir accueillir de l'éthane issu des gaz de schiste que le groupe compte importer des États-Unis à partir de 2015, notamment via trois navires dédiés actuellement en construction en Asie. L'enjeu mis dans la balance par Ineos est la compétitivité de Grangemouth. Ces dernières années, l'alimentation en gaz du site depuis la Mer du Nord aurait décliné. Dans ses comptes dévoilés au début du printemps, Ineos avait évoqué un impact sur sa rentabilité en particulier à cause de la plateforme gazière d'Elgin, en Mer du Nord, et à l'importation supplémentaire de gaz pour l'alimentation de ses vapocraqueurs écossais. De plus, le site de Grangemouth est vieillissant et sur les deux vapocraqueurs en activité, celui répondant au nom de G4 et alimenté en gaz et distillats ne disposerait plus d'un avenir radieux. Le projet d'Ineos serait de le fermer d'ici deux ans et, en parallèle de doubles les capacités actuelles du second vapocraqueur, le KG (Kinneil Gaz), qui craque avant tout de l'éthane et du propane. Avec des matières premières plus compétitives, telles que de l'éthane américain importé, Ineos argue qu'il pourrait ainsi assurer l'avenir du site pétrochimique, celui des 100 postes liés à la partie pétrochimie, et au milliard de livres de chiffre d'affaires annuel qui en découle. En outre, le groupe souhaiterait disposer d'un second vapocraqueur européen alimenté en éthane américain en plus de celui de Rafnes, en Norvège, afin d'optimiser les importations maritimes prévues.

Le site de Grangemouth est entièrement intégré, avec une raffinerie d'une capacité de 10 millions de tonnes par an, et un complexe pétrochimique d'une capacité de 1 Mt/an d'éthylène répartie entre les vapocraqueurs G4 et KG, et d'un total de 2 Mt/an de produits pétrochimiques et chimiques, notamment 330 000 t/an de polyéthylène basse densité linéaire et 235 000 t/an de polypropylène. Grangemouth est le plus grand site raffinage-pétrochimie au monde d'Ineos.

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