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Inquiétudes sur le glyphosate et des co-formulants

J.C.

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Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, a demandé à l'Anses une « réévaluation immédiate de l'ensemble des produits phytosanitaires contenant du glyphosate et de co-formulants de la famille des tallowamines et le retrait des autorisations de mise sur le marché des produits concernés présentant des risques préoccupants ».

Le retrait des autorisations de mise sur le marché devrait être effectif d'ici à la fin du mois de mars. Cette demande fait suite à un rapport de l'Anses qui avait été saisie en 2015 suite à des préoccupations sur le potentiel cancérigène du glyphosate. Dans ses conclusions, l'Anses a indiqué que « les informations disponibles sur les risques du glyphosate seul ne justifient pas, à ce stade, un classement cancérogène probable mais que le mélange du glyphosate avec certains co-formulants, notamment des co-formulants de la famille des tallowamines, peut présenter des risques particuliers pour les utilisateurs du grand public ou du monde agricole ».

Cette demande n'a pas manqué de faire réagir la Plateforme Glyphosate France, qui regroupe des industriels comme Cheminova, Monsanto, Nufarm, Syngenta ou encore Dow Agrosciences. « Aucune information scientifique nouvelle dans le rapport de l'ANSES ne permet de justifier un changement concernant l'autorisation des formulations à base de glyphosate en France. La demande d'interdiction des préparations associant glyphosate et tallowamine envisagée par le ministère de l'Environnement est donc inappropriée, et ne semble pas prendre en compte les travaux réglementaires en cours aux niveaux français et européen », plaide la Plateforme. Laquelle appelle aussi à « éviter toute mesure précipitée, décidée avant même de connaître les résultats d'évaluation des risques des préparations, et qui ne saurait être sans conséquences pour les agriculteurs français ».

Mesures de protection lors des épandages

Ségolène Royal a demandé début février aux préfets de prescrire des mesures de protection des populations lors des épandages de produits phytosanitaires, de fixer des distances minimales de sécurité interdisant l'utilisation de phytosanitaires à proximité de lieux hébergeant des enfants, des personnes âgées ou malades, et également d'engager des plans de contrôle ciblés dès le deuxième trimestre 2016.

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