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Kem One se lance dans la conversion de ses électrolyses à Lavera

Julien Cottineau

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Le producteur français, n°3 européen du PVC se lance dans un projet majeur pour moderniser et rendre plus compétitives ses unités de chlore/soude à Lavéra. La conversion des électrolyses nécessiterait un investissement de plus de 100 millions d’euros.

Le projet est enfin sur les rails. Et pour la première fois depuis près d'un an, Kem One peut s'extirper des annonces judiciaires ou de celles liées à des restructurations. Cette fois, le chimiste français s'embarque pleinement dans un projet industriel. Kem One a annoncé le lancement du long processus de conversion des électrolyses chlore/soude sur son site de Lavéra (Bouches-du-Rhône). « Cette conversion permettra de réduire sensiblement la consommation d’énergie d'une part, et d'autre part, l'empreinte environnementale du site industriel de Lavéra », commente Alain de Krassny, le président du groupe. Ajoutant que le projet permettra aussi de renforcer « la position concurrentielle de Kem One dans le domaine de la chlorochimie et du PVC ». La conversion des électrolyses de Lavera a toujours été l’un des points centraux du développement du n°3 européen du polychlorure de vinyle (PVC). Et ce dès sa création en sortant du périmètre d’Arkema à l’été 2012, car ce projet doit moderniser les installations, permettre d’implanter une technologie bien plus performante, puisque moins consommatrice d’énergie et plus fiable. De quoi redonner de la compétitivité aux productions de chlore/soude du site, et donc de la compétitivité à l’ensemble de la chaîne intégrée de productions vinyliques de Kem One. Et de quoi permettre aussi une mise aux normes européennes du site, sachant que les unités continentales de ce type doivent avoir adopté une technologie à membrane avant décembre 2017.

Le coût du projet de conversion représente un « budget très significatif », selon la direction de Kem One, qui évoque des investissements dépassant 100 millions d’euros. Le groupe, dans une position encore délicate en raison d’une conjoncture morose et d’une sortie encore fraîche d’une procédure de redressement judiciaire bénéficiera d’un accompagnement de l’Etat pour ce financement. Lors de l’audience du tribunal de commerce de Lyon (Rhône) en décembre dernier, qui avait accordé la reprise de Kem One à Alain de Krassny et à OpenGate Capital, il était bien prévu des aides publiques pour ce projet de conversion à Lavéra. A l’époque, il était question d’une avance remboursable de 80 M€ et de 15 M€ de subventions d’investissement.

Techniquement, en attendant la finalisation des études, les travaux de conversion sont programmés mi-2015, et la mise en service est entrevue mi-2016. Le site de Lavéra comporte deux unités de chlore/soude, utilisant une électrolyse à mercure et une électrolyse à diaphragme. Ces deux procédés seront remplacés par une technologie à membrane bipolaire. Pour conserver un flux de production en continu, Kem One prévoit de remplacer les deux unités existantes l’une après l’autre, via des arrêts partiels. Actuellement, les capacités des deux unités totalisent 300 000 tonnes par an. Le projet ne prévoit ni réduction ni augmentation de ces capacités. « C’est un projet très structurant pour Kem One, qui va permettre de pérenniser le site », conclut un porte-parole.

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