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« L'agriculture raisonnée devrait porter notre activité dans les années à venir »

Propos recueillis par Dinhill On

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Bruno Daridon, responsable R&D de la gamme Plant Care chez Olmix, nous parle du positionnement de la société bretonne sur le marché des matières fertilisantes.

 

InfoChimie magazine : Pouvez-vous détailler la gamme de produits du groupe Olmix dans le domaine de la fertilisation ?

Bruno Daridon : Le pôle Plant Care du groupe Olmix propose des solutions innovantes pour l'agriculture, l'horticulture, l'arboriculture, la vigne et le gazon. Elles permettent d'optimiser l'efficacité de la nutrition de cultures ou d'accroître la fertilité du sol, ce qui offre la possibilité de meilleures récoltes tout en limitant l'usage d'engrais de synthèse. Ainsi, nous commercialisons plusieurs types de technologies : des activateurs biologiques de la microflore du sol (humification, minéralisation), des biostimulants foliaires pour la photosynthèse, des engrais organo-minéraux pour la nutrition ou encore des stimulateurs de germination et d'enracinement. La productivité et la production saine passeront par la réduction des doses totales d'engrais utilisées, la biostimulation des plantes en complément d'un usage raisonné de solutions de synthèse.

Qu'est-ce qui fait la particularité d'Olmix et de ses innovations ?

B.D. : L'innovation fait partie de l'ADN du groupe Olmix. Pour développer ses produits, la société exploite de façon responsable des gisements abondants et renouvelables d'algues, des extraits de plantes, les argiles et les oligo-éléments. Ainsi, une bonne partie de nos solutions sont dérivées d'algues rouges de Bretagne et de Vendée dont la composition est originale. Face à l'essor de l'agriculture raisonnée et circulaire, nous étudions également d'autres gisements de ressources locales parmi lesquelles les digestats de méthanisation, les coproduits végétaux agro-industriels et ceux issus de l'élevage. Notre objectif étant d'en tirer des éléments permettant d'améliorer la croissance des plantes comme les composés phénoliques, facteurs de croissance ou les acides aminés.

Le marché français que vous ciblez est-il réceptif à vos solutions ?

B.D. : Le marché est réceptif car les volumes commercialisés sont en croissance et nos solutions rencontrent un certain succès sur le marché national. L'essor de l'agriculture raisonnée et de l'économie circulaire devrait porter notre activité dans les années à venir. Cependant, la réglementation en vigueur en France n'est pas quant à elle assez réactive. Par exemple, la struvite issue du traitement d'effluents n'est pas encore autorisée en France, alors que l'épandage agricole des matières qui la contiennent est une pratique très répandue. La valorisation des digestats reste complexe, notamment si on veut en faire une matière première pour la formulation d'engrais. Même chose sur les cendres de biomasse. Que d'obstacles sur le retour à la terre ! On constate que le poids de la réglementation ne facilite pas l'innovation industrielle en France : il faut consacrer beaucoup de temps et d'investissements pour lancer une innovation sur le marché. Le principe des listes positives dans les normes est restrictif et il bride l'innovation. Dès lors que la sécurité sanitaire est garantie, tracée et vérifiée, on devrait pouvoir lever des barrières. Autre exemple : le marché attend depuis des années un décret d'application de deux normes écrites et disponibles sur les engrais organiques et organo-minéraux. Il faut libérer le marché de ces inerties

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