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L’attaque des sites de Saudi Aramco impacte gravement la production de produits pétrochimiques

Aurore Gayte
L’attaque des sites de Saudi Aramco impacte gravement la production de produits pétrochimiques

Le site d'Abqaiq, avant les attaques

© Saudi Aramco

Dans la nuit du samedi 14 septembre, deux sites d’Aramco ont été attaqués par drones, obligeant le géant pétrolier à arrêter une partie de sa production. Si aucun mort n’est à déplorer, les répercussions de ce que l’Arabie Saoudite qualifie d’attentat sur le secteur pétrochimique sont énormes. 

La plus grande usine de raffinage d’Aramco, située à Abqaiq, ainsi qu’un champ pétrolier à Khurais étaient les cibles de l’attaque. Les premières estimations font état d’un arrêt de 50% de la capacité totale de production de l’entreprise, soit près de 5,7 millions de barils, et d’un arrêt de la production de gaz, soit 56 millions de mètres cube de gaz par jour. Le ministre de l’Energie saoudien a également précisé que cette interruption allait avoir de sérieuses conséquences sur la production de produits pétrochimiques. La cessation de la production de gaz, utilisé pour produire 700 000 barils de gaz liquide par jour, va également impacter la production d’éthane de près de 50%.

Sabic, qui appartient en partie à Saudi Aramco, a annoncé que 49% de son approvisionnement était coupé. Yanbu National Petrochemical, une de ses succursales, est privée de 30% de ses approvisionnements, ce qui va fortement impacter la production de son vapocraqueur, d’une capacité de 1,3 million de tonnes d’éthylène par an et de 400 000 tonnes de propylène. Yanbu exploite également des unités de 900 000 tonnes par an de polyéthylène, 400 000 tonnes de polypropylène, 700 000 tonnes d’éthylène glycol, 250 000 tonnes d’aromatiques et 100 000 tonnes de butène-1. 

L’approvisionnement de Saudi Kayan, une autre filiale de Sabic, a également été réduit de 50% depuis samedi. Kayan exploite une unité de polyéthylène de basse densité et une de polyéthylène de haute densité, de 300 000 tonnes par an chacune, ainsi qu’une unité de polypropylène de 350 000 tonnes par an.  

National Industrialization Company, une entreprise privée saoudienne, a annoncé que 41% de son approvisionnement en matière première avait été coupé, le dimanche 15 septembre 2019. Ses succursales, Saudi Polyolefines Co et Saudi Ethylene & Polyethylene Co, qui ont une capacité combinée de 1 million de tonnes par an d’éthylène et 400 000 tonnes par an de polyéthylène de haute densité et 400 000 autres de basse densité, risquent d’être très impactées.  

Parmi les autres entreprises qui vont souffrir de ces attaques, on compte Sahara International Petrochemical, Advanced Petrochemical Co, et The National Petrochemical, qui ont chacune rapporté un déficit de 40% dans leur approvisionnement. La moins mise en difficulté sera Sadara, une joint-venture entre Dow et Aramco, à qui il devrait seulement manquer 16% des matières premières dont elle a besoin pour sa production. Saudi Aramco n’a pour l’instant pas annoncé de date pour un retour à la normale de sa production.  

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