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L'Echa en charge de l'observatoire européen des nanomatériaux

J.C.

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La Commission européenne a conclu un accord avec l'Agence européenne des produits chimiques pour la création de l'Observatoire des nanomatériaux de l'UE (European Union Observatory for Nanomaterials, EU-ON). Ce projet est enclenché pour une période initiale de cinq ans. Jusqu'en 2020, l'UE allouera à l'Echa les ressources financières nécessaires pour mettre en place cet observatoire dont l'objectif principal est d'offrir un accès plus complet et compréhensible à l'information disponible sur les nanomatériaux aux citoyens et experts en Europe. La Commission européenne estime que la multitude des recherches et des publications scientifiques sur le sujet par de multiples intervenants fait que l'information est extrêmement dispersée. Ce qui rend la tâche complexe pour cerner les différentes utilisations des nanomatériaux et les risques liés à leur utilisation.

L'Observatoire sera développé en trois phases. L'Echa prépare déjà la première, dont l'objectif sera de présenter les nanomatériaux et leurs utilisations. Cette phase initiale sera déployée à l'été 2017 et comprendra la présentation des risques identifiés et des liens vers des programmes de recherche. Les deux autres phases, qui n'ont pas encore été présentées, se focaliseront sur les informations détaillées des produits et les fonctionnalités de recherche. Les informations seront regroupées à partir notamment de la masse de régulations et règlements existants qui couvrent les nanomatériaux dans l'UE, comme les règlements biocides, cosmétiques et Reach. Mais pas seulement, puisque l'Echa compte aussi ajouter les informations des inventaires nationaux des États membres, des projets de recherche et aussi des études de marché. Dans cette première phase, l'Observatoire se concentrera sur la collecte de données et ne devrait pas en générer de lui-même.

La Commission européenne rappelle que les nanomatériaux sont des particules allant de 1 à 100 nanomètres. Certains sont utilisés depuis longtemps, comme les pigments, et d'autres sont bien plus récents, comme les nanotubes de carbone. Si leur potentiel d'innovation est reconnu, les risques sur la santé le sont moins. Il est craint en particulier que les nanomatériaux puissent, en cas d'ingestion ou d'inhalation, passer à travers les membranes corporelles et pénétrer dans les cellules et organes des êtres vivants.

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