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L'industrie des plastiques demande la levée de l'interdiction en France

S.L.

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Une grande confusion règne autour du dossier du bisphénol A (BPA), cette molécule précurseur notamment de polycarbonate et de résines epoxy. Suspectée d'être un perturbateur endocrinien, l'Union européenne l'a bannie en janvier 2011 des biberons en plastique. La France l'a interdite en 2013 des contenants alimentaires destinés aux enfants de 0 à 3 ans puis en janvier 2015 de toutes boîtes ou bouteilles à usage alimentaire. Et ce sur la base des conclusions de l'Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. Mais coup de théâtre le 21 janvier, l'Efsa, qui est l'autorité européenne de sécurité des aliments, a publié un avis contraire. « La réévaluation complète de l'exposition au bisphénol A (BPA) et de sa toxicité a permis de conclure qu'aux niveaux actuels d'exposition, le BPA ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs de tous les groupes d'âge (y compris les enfants à naître, les nourrissons et les adolescents) », a déclaré l'agence européenne.

Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, a tout de suite défendu la position de l'Anses, accusant les « lobbies ». « Je suis très surprise par cet avis, curieusement lancé au moment où l'interdiction du bisphénol A est entrée en application, le 1er janvier en France », a réagi la ministre, interrogée par l'AFP. Michel Loubry, directeur général de PlasticsEurope pour l'Europe de l'Ouest, n'a pas attendu pour réfuter cette accusation, plaidant la bonne foi des producteurs européens de plastiques. « Les investissements dans le polycarbonate ont été multipliés par 10 en 20 ans. C'est bien la preuve que les industriels ont la conviction de la non-nocivité du BPA ». Au vu de ce nouvel avis de l'autorité européenne, les industriels demandent d'ailleurs la levée de la suspension du BPA par le gouvernement français. Ajoutons que pour la sécurité des utilisateurs, les experts de l'EFSA ont réduit le niveau sans danger du BPA de 50 microgrammes par kilogramme de poids corporel par jour (µg/kg de pc/jour) à 4 µg/kg de pc/jour. Les estimations les plus élevées de l'exposition alimentaire ou de l'exposition provenant d'une combinaison de sources diverses (appelée « exposition agrégée » dans l'avis scientifique de EFSA) restent malgré tout de trois à cinq fois inférieures à cette nouvelle DJT (dose journalière tolérable), assure l'Efsa.

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