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L'Ineris développe des méthodes alternatives pour l'industrie chimique et cosmétique

D.O.

Étude sur des lignées cellulaires, modélisations informatiques... La nécessité de développer des méthodes alternatives à l'expérimentation animale se fait de plus en plus ressentir pour les industriels de la chimie et de la cosmétique. D'autant plus avec l'application de la directive européenne sur la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques qui aura lieu le 1er janvier 2013. « Aujourd'hui, 12 millions d'animaux sont utilisés chaque année pour l'expérimentation en Europe, dont trois à quatre millions seulement pour la France », indique Philippe Hubert, directeur du département Risques chroniques de l'Ineris. C'est dans ce contexte que l'Ineris a présenté plusieurs de ses outils permettant d'appliquer les principes éthiques de la règle des "3R" (réduction, remplacement, raffinement) : réduire l'utilisation aux animaux, optimiser la méthodologie appliquée aux animaux et remplacer quand cela est possible par des méthodes in vitro ou in silico (biomathématiques). Par exemple, il est possible de réduire le recours aux vertébrés et céphalopodes pour l'évaluation de l'effet des perturbateurs endocriniens grâce à des lignées cellulaires de poissons, ou encore sur des modèles transgéniques de poissons. Autre exemple concernant la prédiction des effets des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) : l'Ineris a développé un modèle pour lier des résultats in vitro à des données in vivo. « Cet outil va permettre de mieux calibrer des essais sur l'homme », précise Éric Thybaud, responsable du pôle Dangers et impacts sur le vivant. Cependant, les méthodes alternatives présentées par l'institut doivent encore être validées réglementairement. Aujourd'hui, seules 15 méthodes sont validées pour la toxicité. « Le système de validation des méthodes est lourd. Environ 200 méthodes pertinentes scientifiquement sont non validées réglementairement », regrette Philippe Hubert. Pour remédier à ce problème, l'Ineris souhaiterait la mise en place d'un système de certification volontaire des méthodes alternatives. Cela permettrait aux industriels de disposer d'outils reconnus par leurs pairs pour développer leurs produits sans passer par les processus de validation réglementaire.

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