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L'UIC lance une étude sur le bassin Saône-Rhône-Méditerranée

L.H.

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Après les bassins Seine et Nord-Pas-de-Calais en 2014, c'est au tour du bassin Rhône-Saône-Méditerranée d'être l'objet d'une étude de faisabilité sur le transport de produits chimiques par voie d'eau. Menée par l'Union des industries chimiques (UIC), les trois UIC régionales concernées, en partenariat avec les Voies navigables de France (VNF), la Compagnie nationale du Rhône (CNR) et le Grand port maritime de Marseille (GPMM), cette nouvelle étude a pour objectif de faire connaître cette voie peu empruntée aux industriels de la chimie. « La chimie aujourd'hui, c'est 85 % de routiers, 9 % de ferroviaires et 5 à 6 % de fluviaux-maritimes », indique Céline Caroly, responsable Environnement et transport à l'UIC. Le transport est un enjeu majeur pour le secteur, notamment en raison de l'importance des exportations et importations. « Le transport et la logistique représentent 10 % du chiffre d'affaires des industriels de la chimie », souligne Céline Caroly.
 

Des résultats attendus pour la fin de l'année
 

La première étape de cette étude dressera un état des lieux des flux et permettra d'identifier les freins et leviers pour le passage au transport fluvial. Selon Céline Caroly, ce mode de transport présente plusieurs avantages. « C'est un transport qui offre des garanties de sécurité très fortes », indique-t-elle en premier lieu, avant de souligner son faible coût. À ses yeux, le passage du routier au fluvial se justifie aussi par le manque de chauffeurs routiers pour les matières dangereuses. En ce qui concerne l'impact environnemental, certains leviers ont déjà été identifiés par l'UIC, comme la baisse de l'encombrement des routes et du bruit. Mais l'impact sur les émissions de gaz à effet de serre reste, quant à lui, difficile à évaluer. Céline Caroly précise également que le transport fluvial a l'avantage d'être plus fiable - bien que plus long - que le ferroviaire en matière de délais. Un levier important pour le secteur de la chimie, car les outils industriels fonctionnent en continu et la réglementation ne permet pas d'avoir beaucoup de stock. Mais ce dernier point représente aussi un frein au développement du transport fluvial - un transport massifié et peu adapté aux petits volumes - pour les produits chimiques. Les solutions pour lever les différents freins qui seront identifiés au cours de l'étude seront élaborées dans le cadre d'une seconde étape, qui servira également à déterminer comment utiliser les leviers. Le but sera alors de développer une offre compatible aux contraintes et besoins des industriels de la chimie. Si l'UIC s'est donné un an à compter du 1er avril 2018 pour mener à bien l'ensemble de cette étude, Céline Caroly espère que celle-ci sera achevée d'ici à la fin de l'année 2018.

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