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La chimie de l'UE toujours en déclin

J.C.

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Le Cefic poursuit son lobby auprès des décideurs politiques de l'UE pour obtenir les moyens d'améliorer sa compétitivité. Sans surprise, l'organe européen de l'industrie chimique continue de réclamer une politique énergétique harmonisée dans l'UE, laquelle « serait une contribution majeure pour réétablir la compétitivité de l'industrie chimique européenne, relancer l'investissement et stimuler la recherche et l'innovation », martèle Jean-Pierre Clamadieu. Le nouveau président du Cefic ajoute que c'est le moyen pour les décideurs européens de revigorer « plus largement la compétitivité à court et long terme de l'industrie et de poser des fondations solides pour la croissance ».

Pour appuyer une nouvelle fois sa demande, le Cefic a publié les résultats d'une étude qu'il avait commandée au cabinet Oxford Economics. Lequel démontre que les forts coûts de l'énergie et la baisse de l'effort de R&D dans l'UE ces vingt dernières années ont effrité la part de marché à l'export de l'industrie chimique européenne. Part qui a fondu de 31 % en 1991 à 21 % en 2012. Pour la France, cette part a plongé d'environ 14 % à 6 % sur la même période. La croissance des exportations de produits chimiques depuis l'UE ne tient pas le choc face au reste du monde. Sur la période 1992-2000, elle faisait jeu égal (9,7 % contre 9,6 %), avant d'afficher un décrochage entre 2000 et 2008 (10,8 % contre 13,6 %), puis d'être deux fois moins rapide entre 2008 et 2012 (5,3 % contre 10,6 %). Oxford Economics indique que le Moyen-Orient, grâce à ses richesses en pétrole et gaz, et plus récemment les États-Unis et la révolution du gaz de schiste, marquent encore plus le problème des coûts énergétiques en Europe, qualifié de talon d'Achille pour la compétitivité. Une difficulté alourdie par des investissements en berne et une complexité et un fardeau réglementaires sans équivalent. Le tout au détriment de l'innovation et de l'emploi. Le rapport estime que cette tendance pourrait être stoppée voire même inversée avec la réduction des coûts énergétiques. Alliée à un renforcement des efforts de R&D, dès maintenant, Oxford Economics estime qu'à un horizon de 15 ans le produit intérieur brut de l'ensemble de l'UE pourrait être renforcé de 35 milliards d'euros et que plus de 500 000 emplois pourraient être créés, pour moitié dans la seule industrie chimique.

 

Lire le rapport : http://www.cefic.org/Documents/PolicyCentre/Competitiveness/Oxford-Study-2014.pdf

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