Nous suivre Info chimie

La chimie de Total portée par ses plateformes internationales

La chimie de Total portée par ses plateformes internationales

La plateforme de Daesan (© Labelle Michel - Total)

Comme tous ses principaux concurrents du pétrole et du gaz, le groupe français a encore souffert cette année avec le faible prix du baril. En aval, sa division Raffinage-Chimie a été soutenue par ses activités chimiques, notamment par ses plateformes pétrochimiques au Moyen-Orient et en Asie.

Sans surprise, les résultats sont en berne. Le géant français a publié un chiffre d'affaires 2016 en retrait de 9 % sur un an, à 149,74 milliards de dollars (140,5 Mrds €). Le résultat opérationnel net ajusté est ressorti à 9,42 Mrds $, en contraction de 17 %, tandis que le résultat net ajusté a atteint 8,29 Mrds $, soit une décrue de 21 % en un an. Pourtant, malgré un environnement jugé difficile, en premier lieu avec une très forte volatilité du prix du baril dont le prix moyen sur l'année s'est établi à seulement 44 $/b, Patrick Pouyanné, p-dg de Total, assure que le groupe « affiche une rentabilité au meilleur niveau des majors grâce à l'efficacité de son modèle intégré et à l'engagement de ses équipes pour baisser le point mort ».

Le patron de Total s'est aussi félicité de la performance de sa branche Aval, qui, « malgré des marges de raffinage en baisse », a « de nouveau atteint ses objectifs et démontré ainsi une performance durable, avec une marge d'autofinancement de près de 7 Mrds $ et une rentabilité sur capitaux, supérieure à 30 %, au top des majors ». Dans le détail, si le résultat opérationnel net ajusté du groupe a fondu de 17 %, il ne s'est contracté que de 14 % pour la branche Raffinage-Chimie, à 4,2 Mrds $. Soit devant celui de la branche Amont (3,63 Mrds $ en baisse de 24 %). Par ailleurs, cette branche Raffinage-Chimie a été soutenue « grâce à la solide contribution des plateformes intégrées d'Asie et du Moyen-Orient », précise le groupe. Donc celles implantées au Qatar, en Arabie Saoudite (Satorp à Jubail) et en Corée du Sud (à Daesan). Total, qui ne détaille pas des données plus précises pour sa pétrochimie, a indiqué en outre que ses activités de spécialités avaient affiché une bonne performance l'an dernier. La business unit Chimie de spécialités, qui regroupait encore Hutchinson et Atotech en 2016 (mais plus Bostik cédé à Arkema), a enregistré une croissance de 17 % de son résultat opérationnel net ajusté, à 581 M$.

 

Entrée dans le domaine des bioplastiques

 

Il faudra faire sans doute avec un peu moins pour 2017 puisqu'Atotech a désormais quitté le navire tricolore. Le fonds américain Carlyle s'est emparé de ce fleuron mondial de la chimie de métallisation pour 3,2 Mrds $, une opération lancée à l'automne dernier (CPH n°777). Cette cession aura été l'événement le plus marquant pour les activités chimiques de Total en 2016. Tandis que le groupe se détourne toujours plus des spécialités, on notera toutefois son entrée l'an dernier dans le domaine des bioplastiques via son association au projet en Thaïlande du Néerlandais Corbion pour la polymérisation d'acide polylactique (PLA, CPH n°781).

En 2017, Total restera encore très concentré sur la pétrochimie. Le groupe devrait notamment se décider définitivement pour le projet d'un side-craqueur sur son site américain de Port Arthur, au Texas (CPH n°732).

 

© TOTAL

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Chimie

Nous vous recommandons

Linde et Praxair en négociation avec Messer et CVC pour les Amériques

Linde et Praxair en négociation avec Messer et CVC pour les Amériques

Les spécialistes allemand et américain des gaz industriels sont entrés en négociations avancées avec le groupe Messer et le fonds CVC Partners pour de potentielles cessions d'actifs en Amérique du[…]

16/07/2018 | Gaz industrielsChimie
Oxea va se muscler en NPG en Allemagne

Oxea va se muscler en NPG en Allemagne

Covestro innove à Tarragone

Covestro innove à Tarragone

Borealis avance dans le recyclage de plastiques en Allemagne

Borealis avance dans le recyclage de plastiques en Allemagne

Plus d'articles