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La chimie de Total soutient son raffinage

Julien Cottineau

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Dans un contexte européen très délicat en 2013 pour le raffinage en Europe, le géant français a su s'appuyer sur les performances de sa chimie et de sa pétrochimie pour amortir les effets sur ses résultats.

A en croire Total, la fusion des activités de raffinage et chimie initiée en 2012 est une stratégie payante. D'abord pour le bilan 2013 marqué notamment par un contexte très difficile pour le raffinage mais soutenu par les activités chimiques. « Dans l'aval, la forte dégradation des marges de raffinage européennes a été partiellement compensée par un environnement plus favorable pour la pétrochimie », a ainsi commenté Christophe de Margerie, le p-dg du géant français. La division Raffinage-Chimie a enregistré un résultat opérationnel net ajusté de 1,404 milliard d'euros en 2013, soit une progression de 2 % sur un an. Ce qui représente une bien meilleure performance que le -11 % établi par le même indicateur pour les trois branches du groupe en intégrant les divisions Amont et Marketing et Services. Au sein de la division Raffinage-Chimie, Total note également que sa branche Chimie de spécialités, qui regroupe les filiales Bostik, Hutchinson et Atotech, a enregistré un résultat opérationnel net ajusté de 440 M€, en hausse de 15 % sur un an.

« Amélioration des marges de la pétrochimie et des spécialités. »

En plus d'une amélioration des marges de la pétrochimie et des spécialités, la bonne performance de la division Raffinage-Chimie provient de la restructuration et la consolidation de cette branche, avec des « effets concrets des plans de synergies et d'efficacité opérationnelle », indique Total. Le groupe suit de très près un autre indicateur : celui de la rentabilité des capitaux employés moyens (ROACE). Lequel est passé de 8,8% en 2012 à 9,4% en 2013. Soit une progression modérée. Mais l'objectif de 13% de 2015 est un peu plus en ligne de mire, avec une perspective de 11,4% pour cette année. A l'origine, cet objectif de 13% avait été fixé par rapport au ROACE de 2010, qui s'était élevé à 6%. Pour y parvenir, Total a engagé de nombreuses mesures, contributrices à plusieurs niveaux, et de manière graduelle (voir graphique). Le critère gestion de portefeuille, l'un des plus importants leviers d'action retenus, a quasiment rempli sa part du contrat. En 2013, le groupe a achevé son désengagement des engrais, cédés à Borealis. Total a aussi engagé un vaste plan de restructuration de son complexe de Carling (Moselle), avec l'arrêt programmé du dernier vapocraqueur du site et le redéploiement des actifs vers des productions à plus haute valeur ajoutée. Des projets qui permettent également de réduire l'exposition du groupe à la conjoncture aujourd'hui morose en Europe et qui devraient demeurer, en toute logique, bien moins dynamiques que les autres régions du monde dans les prochaines années.

Autre critère de taille : celui de l'avancée des projets sur les grandes plateformes intégrées raffinage-chimie, pièces maîtresses dans la stratégie de développement du groupe. L'an dernier, Total a engagé son vaste plan d'investissements pour moderniser sa plateforme d'Anvers, en Belgique. Il a également démarré le craquage d'éthane bon marché sur le sol américain grâce à la reconversion du vapocraqueur de sa coentreprise avec BASF à Port Arthur, au Texas. Total a également bien avancé sur le démarrage du gigantesque complexe raffinage-aromatiques détenu à Jubail, en Arabie Saoudite, par Satorp, sa coentreprise avec Saudi Aramco. Plusieurs unités ont déjà démarré cet automne et les premières livraisons de produits ont déjà été amorcées. Le complexe devrait être pleinement opérationnel dans les semaines à venir. Enfin, Total se réjouit d'être en avance sur les objectifs de synergies et d'efficacité liées à la fusion de ses activités chimie et raffinage. En 2013, il visait 200 M$ et a atteint 250 M$. A fin 2014, l'objectif est de 400 M$, et de 650 M$ en 2015.

 

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