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La chimie mise à l'honneur aux 18e universités d'été

À Jouy-en-Josas, Sylvie Latieule

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Pour la 18e édition de ses universités d'été qui s'est tenue les 30 et 31 août dernier à Jouy-en-Josas, sur le site de la prestigieuse école de commerce HEC, le Medef a mis à nouveau à l'honneur une fédération professionnelle. Et cette année, c'est l'UIC (Union des industries chimiques), adhérente de longue date du Medef, qui a été retenue pour installer son stand dans un espace central, réservé aux partenaires VIP. Pour se mettre en scène, l'industrie chimique a choisi de communiquer sous l'angle de l'innovation en présentant des solutions de grands groupes, mais aussi de PME et de start-up. Les thématiques de la mobilité durable, du bien-être ont été illustrées par l'exemple, tandis qu'un focus a été fait sur quatre technologies en rupture : Elium (résines thermoplastiques liquides pour le secteur des composites d'Arkema), le Dream Production Project (polyuréthane produit à partir de CO2 de Covestro), la technologie de PAT de production de principes actifs par sécrétion racinaire de plantes, et le polyéthylène métallocène d'Exxon.

Par ailleurs, Jean-Pierre Clamadieu, président de Solvay, a participé aux débats dans le cadre d'une table ronde intitulée « géopolitique du climat », aux côtés de Pascal Canfin, directeur général du WWF France, Jean Kacou Diagou, président du groupe NSIA, Isabelle Kocher, directrice général d'Engie et Laurence Tubiana, négociatrice française pour le climat. Alors qu'un accord historique sur le climat a été signé l'an dernier à Paris dans le cadre de la COP21, l'objectif de cette table ronde était notamment de faire le point sur la suite du protocole, sachant que seulement 23 % des pays, représentant 2 % des émissions de CO2, avaient jusqu'alors ratifié l'accord. Pascal Canfin s'est toutefois empressé d'annoncer que le vendredi suivant, dans le cadre du G20, Chine et États-Unis devaient s'engager dans la ratification permettant de faire passer de 2 % à plus de 40 % le poids des pays, rapporté aux volumes de leurs émissions. Jean-Pierre Clamadieu a constaté pour sa part que si les États faisaient preuve de lenteur, le monde industriel avait déjà commencé à bouger. Par exemple, son groupe a déjà donné un prix au carbone, à 25 $ la tonne, pour permettre de challenger ses nouveaux investissements. « Les choses ont changé depuis la COP et on observe une volonté des entreprises se s'inscrire dans le mouvement », a-t-il ajouté. Un alignement dont Isabelle Kocher s'est aussi largement félicitée. La balle est maintenant dans le camp des gouvernants. « Il faut continuer, que l'accord se mette en place et que les pays mettent en oeuvre les actions pour lesquelles ils se sont engagés », a conclu le p-dg de Solvay.

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