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La chimie prise entre les feux de la constestation sociale

J.C.

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La contestation sociale qui secoue le pays face à la loi Travail a forci depuis une dizaine de jours avec le début des mouvements de blocages des raffineries en France. Grèves et actions se sont multipliées ces derniers jours, concentrées sur les raffineries et les zones portuaires. Si rien n'est encore quantifiable, et si aucun site chimique n'était encore à l'arrêt le 26 mai, l'industrie chimique se retrouve prise entre plusieurs feux. Car aux mouvements contre la loi travail s'ajoutent aussi les risques de pénurie de carburants, et la contestation contre la réforme ferroviaire qui impacte le fret. Actuellement, toute la chaîne logistique se retrouve donc sous tension. Des unités sont obligées de déclarer des situations de force majeure ou tout simplement d'arrêter en raison d'un apport moindre en matières premières, commodités et intermédiaires. Géographiquement, la Normandie, la région lyonnaise et la Provence-Alpes-Côte-d'Azur sont les plus sous tension. L'Union des industries chimiques faisait état, le 26 mai, d'impact déjà avéré pour les industriels alimentés par pipeline, ceux qui dépendaient des commodités sortant des vapocraqueurs, et également les consommateurs d'ammoniac, les livraisons étant affaiblies par un fret ferroviaire au ralenti. Si elle reconnaît qu'il est aujourd'hui trop tôt pour déterminer les impacts réels, notamment sur la croissance qui était prévue cette année, l'UIC s'inquiète ainsi de l'effet de contagion qui s'amplifie et redoute une « mise au ralenti de l'activité, voire un arrêt brutal, avec ses conséquences. En effet, les alternatives n'existent pas et les installations de l'industrie chimique soumises à des exigences très strictes de sécurité et de sûreté doivent alors être arrêtées ». Par ailleurs, l'industrie chimique produisant à flux continu, les productions perdues ne seraient pas rattrapées. L'UIC, qui évoque un conflit dans lequel les entreprises de la chimie sont « prises en otage », s'inquiète aussi pour le secteur en termes d'image. Selon Jean Pelin, le directeur général, « la situation actuelle dégrade l'image de notre pays à l'étranger alors que des investissements significatifs sont envisageables dans plusieurs secteurs de la chimie », citant les nouveaux matériaux, la chimie du végétal, ou l'économie circulaire.

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