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La digitalisation de Total passera par les start-up

Par Aurélie Dureuil

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Le groupe français a pris le virage du digital. Dans le cadre de cette stratégie, Total a lancé un incubateur de start-up autour de l'usine 4.0.

Le groupe énergéticien français a entamé sa transformation dans le domaine du digital. La première action a consisté à créer un « Chief digital officer ». Gilles Cochevelou a été nommé à ce poste en septembre 2015. Des équipes ont été dédiées à ce sujet. « Pour accélérer l'introduction du digital dans nos activités, quatre grands domaines ont été définis. Ils sont indépendants des organisations Business du groupe. Le premier, Sub-surface, se concentre sur le digital pour les activités de forage et de géoscience. Il y a ensuite le digital appliqué à nos activités industrielles, que ce soit les plateformes off-shore, les usines pétrochimiques... Un autre domaine porte sur les activités de marketing et de commerce. Enfin, un axe concerne le digital appliqué au management et aux modes de travail », détaille Juliette de Maupeou, « Digital officer industrie » de Total. Dans ce domaine du digital pour les activités industrielles, Total élabore une feuille de route autour de quatre grands domaines d'usage, comme en témoigne la dirigeante de l'activité. Les travaux sur les outils de simulation, la modélisation, et l'optimisation en temps réel des process sont regroupés sous la dénomination d'optimisation des process. Un deuxième axe concerne l'optimisation des actifs, c'est-à-dire les équipements, les usines, les plateformes. « Cela passe également par l'intégration de la « supply chain », la mise en place de maintenance prédictive... », précise Juliette de Maupeou. Les pratiques collaboratives font l'objet d'un axe spécifique. Enfin, un axe porte le nom d'opérateur augmenté et s'intéressera « aux usages digitaux pour augmenter l'efficacité et la sécurité des opérateurs », souligne Juliette de Maupeou.

Les premiers projets ont débuté. Parmi ceux mis en place dans le domaine du digital pour les activités industrielles, Total a lancé en décembre un incubateur de start-up sur le thème de l'usine 4.0. L'objectif est de « détecter et attirer les start-up les plus innovantes dans ce domaine, partout dans le monde, et leur permettre de tester leur technologie, produit ou service au sein même des opérations de Total », selon le groupe.

 

Un appel à projets jusqu'au 22 février 2016

 

Concernant les sujets abordés au sein de cet incubateur, Total a retenu deux axes de la division Digital industrie. Les projets proposés doivent porter sur l'optimisation des installations, comme le monitoring et l'optimisation en temps réel ou l'opérateur augmenté, avec notamment l'assistance par la robotique.

Pour parvenir à détecter ces projets pertinents pour le groupe, Total a lancé un appel à projets, le 18 décembre 2015. Les candidats ont jusqu'au 22 février 2016 pour faire parvenir leur dossier. « 150 dossiers de candidature ont déjà été retirés », confiait la « Digital officer industrie », responsable du projet, mi-janvier. Les sociétés seront ensuite sélectionnées en fonction de critères liés notamment à leur business model, leur maturité... « L'objectif est d'aboutir à un pilote d'ici à un an, il faut donc que leur projet soit bien avancé », indique Juliette de Maupeou. Entre mars et avril 2016, les start-up pré-sélectionnées présenteront alors leur projet devant un jury composé de managers et d'experts de chez Total ainsi que de son partenaire Impulse Labs. Au final, une dizaine d'entreprises devrait être retenue pour la phase d'incubation de 6 mois.

Le groupe s'attend à recevoir des dossiers de la part de sociétés européennes ou nord-américaines, le projet étant mené en partenariat avec Impulse Lab qui dispose de bureaux en France et aux États-Unis. « Les 10 start-up seront incubées chez Impulse qui leur fournira tout l'accompagnement : du logement au conseil sur le business model et les modes de financement », souligne Juliette de Maupeou. Les entreprises auront également accès aux dispositifs du groupe : Total energy Ventures et Total developpement Régional. Et surtout, ces sociétés auront un « mentor » de chez Total pendant les 6 mois d'incubation et pourront être mises en contact avec des conseillers techniques internes au groupe. « Tout sera fait pour que ces projets d'incubation aboutissent à la réalisation d'un pilote », affirme Juliette de Maupeou. Selon la pertinence des projets, une collaboration dont la forme n'est pas encore définie pourra être envisagée. Le lancement de cet incubateur témoigne ainsi de la volonté de digitalisation de Total, en s'appuyant sur l'« open innovation ».

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