Nous suivre Info chimie

La France doit se renforcer en nanomatériaux et biotechnologies blanches

A.F.

Sujets relatifs :

, ,

Quelles seront les technologies les plus porteuses d'ici 2015 ? La 4e édition de l'étude "Technologie clés 2015", publiée par le ministère de l'Industrie, tente d'apporter des réponses à cette question. Réalisée tous les cinq ans depuis 1995, ce rapport identifie 85 technologies clés dans sept secteurs d'avenir, dont la chimie et la santé. Ce travail a été réalisé entre janvier et octobre 2010 par 250 experts privés et publics et des acteurs institutionnels. En chimie, l'étude prévoit un bel avenir pour les nanomatériaux. Ils permettent de répondre à plusieurs enjeux dans le secteur de l'énergie, dans la lutte contre la pollution ou pour la prévention des maladies infectieuses. En 2010, le marché a été estimé entre 2 et 3 milliards d'euros. La France compte des acteurs importants, aussi bien au niveau des laboratoires de recherche (comme le CEA), des producteurs comme Arkema (nanotubes) et Rhodia (nanoparticules de silice) que des centres de compétences (par exemple le pôle Axelera). Cependant, elle détient moins d'un tiers des brevets européens et compte encore trop peu de producteurs. La France est aussi en retard par rapport à l'Allemagne, aux États-Unis et au Japon. L'appréhension du grand public, en partie liée aux questions sur l'hygiène, la sécurité et l'environnement, constitue également une menace. Les biotechnologies blanches possèdent aussi un fort potentiel de croissance. Elles apportent une réponse aux différents enjeux de la chimie verte. Le marché mondial a progressé de 160 % en 5 ans et s'élève, selon estimation, à 125 milliards de dollars (89 Mrds €) pour 2010. De nombreux groupes français utilisent ces biotechnologies blanches comme Arkema ou Sanofi-Aventis. Cependant, la France accuse un retard en recherche ainsi qu'au niveau de la production d'enzymes. L'étude préconise donc la création de bioraffineries avec d'importantes capacités de production. Elle conseille également de développer la production de sucres fermentiscibles à bas coûts à partir de lignées cellulosiques. Les domaines de la microstructuration, de la catalyse et des matériaux fonctionnels, intelligents et de performance sont également considérés comme des technologies d'avenir. En santé, l'ingénierie du système immunitaire, l'ingénierie cellulaire et tissulaire, les technologies de diagnostic rapide et de l'imagerie font aussi partie des technologies clés de l'étude.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Chimie

Nous vous recommandons

Transition énergétique : L’IFPEN et Inria signent un partenariat stratégique

Transition énergétique : L’IFPEN et Inria signent un partenariat stratégique

L’IFP Energies nouvelles a annoncé la signature d’un partenariat stratégique avec l’institut national de recherche en sciences et technologies du numérique, l’Inria. Cet accord porte sur la simulation[…]

30/06/2020 | PanoramaDigital
AXEL'ONE, UN OUTIL DESTINÉ À LA COLLABORATION

AXEL'ONE, UN OUTIL DESTINÉ À LA COLLABORATION

Définition de l'« open innovation »

Définition de l'« open innovation »

Le bisphénol S remplace le bisphénol A dans les papiers thermiques

Le bisphénol S remplace le bisphénol A dans les papiers thermiques

Plus d'articles