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Formation: « La réalité virtuelle limite l'exposition à des environnements industriels dangereux »

Propos recueillis par Dinhill On

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Formation: « La réalité virtuelle limite l'exposition à des environnements industriels dangereux »

© Reviatech

Mehdi Sbaouni, président et fondateur de Reviatech, expert dans les technologies de réalité virtuelle et augmentée, notamment pour la formation.

Info Chimie Magazine : Pouvez-vous présenter brièvement les activités de la société Reviatech ?

Mehdi Sbaouni : Créée en 2008, l'entreprise Reviatech est spécialisée dans le développement de solutions de réalité virtuelle et augmentée pour l'industrie. Implantée dans l'Oise, la société, qui emploie actuellement une dizaine de collaborateurs, propose des services en ingénierie informatique et édite une gamme de solutions logicielles de conception et de simulation 3D. Une de nos particularités, c'est que nous privilégions le développement de solutions spécifiques aux besoins du client en nous appuyant sur notre expertise sur certains marchés industriels comme la chimie.

Pouvez-vous nous détailler la technologie que votre société a mise au point pour la formation ?

M.S. : À l'origine, les solutions de la société Reviatech étaient dédiées à la formation, et ce n'est qu'ensuite que nous avons élargi notre périmètre. C'est d'ailleurs par notre technologie VR Industry Training que nous nous sommes distingués sur le marché. Nous avons mis au point une solution de réalité virtuelle permettant au formateur de superviser et de rapporter une erreur lors de l'immersion de son apprenant. Les images qui sont vues peuvent ainsi être retransmises sur un écran, et favoriser une dynamique avec un autre groupe d'apprenants. De plus, cette solution offre la possibilité au formateur de créer des exercices pédagogiques à partir de données 3D pour des situations de formation sur poste. Le recours à la réalité virtuelle permet aussi de limiter l'exposition des apprenants à des environnements industriels potentiellement dangereux. En matière de développements futurs, nous cherchons à inclure davantage d'éléments pour favoriser une immersion en 3D dynamique, ce qui permettrait une meilleure immersion de l'utilisateur. De plus, nous travaillons à intégrer de l'intelligence artificielle dans notre solution de réalité virtuelle, ce qui enrichirait nos scenarii de possibles interactions avec des avatars.

Des industriels de la chimie vous ont-ils déjà sollicité pour des collaborations à des fins pédagogiques ?

M.S. : La société Reviatech a déjà collaboré avec plusieurs industriels de la chimie dans le cadre de l'utilisation de notre technologie en formation continue. Par exemple, il y a quelques années, nous avons travaillé avec Air Liquide et l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris). Ce projet visait au développement d'un outil s'appuyant sur la réalité virtuelle pour former au dépotage d'azote liquide des camions-citernes. Nous avons également travaillé avec le groupe BASF dans le domaine de la prévention des risques sur un site. Cela consistait en la recréation en 3D d'une dizaine de situations à risque sur une usine (accident industriel, troubles musculo-squelettiques sur un poste, défaut de qualité, etc.) en vue de promouvoir les bonnes pratiques de sécurité. Le succès de notre technologie pour cette application a incité BASF à envisager de décliner la solution sur d'autres sites internationaux de l'entreprise. Ce partenariat réussi avec BASF nous a même permis de décrocher un projet avec le groupe L'Oréal pour le développement d'un outil de sensibilisation en réalité virtuelle pour les nouveaux arrivants. Et ce type de projets devrait se multiplier dans les années à venir : la numérisation des contenus existants aidera l'essor des supports pédagogiques digitaux.

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