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Le Grenoble Chemical Park met en avant son chlore et son hydrogène

Le Grenoble Chemical Park met en avant son chlore et son hydrogène

Le site de Pont-de-Claix, installation clé du Grenoble Chemical Park.

© Vencorex

Au Sud de Grenoble, la plateforme de Pont-de-Claix a été à l'initiative du « Grenoble Chemical Park ». Les collectivités locales soutiennent cette démarche et ont l'ambition d'y associer la plateforme voisine de Jarrie et la zone d'activité du Saut-du-Moine. Si le projet aboutit, 50 hectares de surface pourraient être proposés à des entreprises ou start-up intéressées notamment par deux matières premières clés : le chlore et l'hydrogène.

Le « Grenoble Chemical Park », c'est la marque imaginée en 2012 pour assurer la promotion des installations chimiques situées au sud de la ville de Grenoble, en Isère. Au coeur de ce dispositif, le site de Pont-de-Claix est opéré en majorité par la société Vencorex (joint-venture entre le Thaïlandais PTTGC et le Suédois Perstorp). À l'époque, il a connu une étape très importante de son histoire avec la décision de remplacer son électrolyse à mercure par une électrolyse à membrane. Un investissement d'une centaine de millions d'euros destiné à répondre à la fois à la réglementation et à permettre la mise en place d'un Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) sur le site. Ce PPRT est à présent en voie de finalisation, avec une approbation prévue en juillet 2018. Il aura été l'un des « plus complexes de France », en raison de la production de chlore, de phosgène, ainsi que de la forte urbanisation autour du site, selon Patrick Pouchot, responsable de la communication. La nouvelle électrolyse à membrane a démarré en 2017 et permis d'éliminer les scénarios les plus pénalisants pour les riverains, malgré une production de chlore de 100 000 tonnes par an. Un peu plus en aval, Vencorex a cessé de produire du diisocyanate de toluène (TDI) pour se repositionner sur des dérivés de plus haute performance comme le diisocyanate d'isophorone (IPDI) et l'hexaméthylène diisocyanate (HDI).

À Pont-de-Claix, la société Vencorex n'emploie cependant que la moitié de l'effectif de la plateforme - de l'ordre de 700 personnes - car la société est entourée d'autres partenaires. Air Liquide produit de l'hydrogène et du monoxyde de carbone qui est utilisé dans la fabrication du phosgène. Extracthive a récemment racheté des installations d'Isochem qui était en liquidation pour poursuivre le raffinage de TDI pour le compte de Vencorex et envisager d'autres fabrications. Suez opère un incinérateur de déchets chlorés. Novacid (groupe Novacap) commercialise de l'acide chlorhydrique et produit du chlorure ferrique et du chlorure de calcium. Solvay Energy Services possède une centrale de cogénération et est en charge de la distribution d'électricité et de vapeur de la plateforme. Il procède actuellement à des travaux de connexion de ce réseau avec le réseau de chauffage urbain de la ville de Grenoble, en partenariat avec Grenoble-Alpes Métropole et Vencorex.

Entre tous, pas de gouvernance complexe, mais c'est Vencorex qui porte l'organisation de la plateforme. En particulier, la société assure des prestations de type gardiennage, sécurité, laboratoire, logistique... En outre, une charte de bonnes pratiques définissant les règles HSE est partagée par tous les partenaires.

Projet d'association avec Jarrie

« Ces dernières années, nous étions dans une phase de restructuration. Aujourd'hui, cette transformation est réussie et une nouvelle étape commence », explique Patrick Pouchot. Dans les cartons, un projet de communication commune avec la plateforme de Jarrie pour promouvoir les sites. « Avec les services de Grenoble Alpes Métropole, nous avons l'ambition d'associer tous les industriels du sud de l'agglomération à la marque Grenoble Chemical Park. Les plateformes de Pont-de-Claix et Jarrie ne sont distantes que de 7 km, et du point de vue d'un investisseur étranger, ces deux plateformes peuvent être vues comme un même site », ajoute le responsable de la communication. Jarrie réunit pour sa part quatre entreprises dont Arkema, qui opère une électrolyse membranaire pour les besoins de sa plus grande unité de production d'eau oxygénée au monde, Air Liquide, Framatome et RSA Le Rubis (pierres synthétiques).

Entre ces deux sites Seveso seuil haut de Pont-de-Claix et de Jarrie, est installée la zone industrielle du Saut-du-Moine (à l'emplacement d'anciennes installations de Polimeri Europa). Au total, c'est un vaste ensemble avec près de 50 hectares de surface disponible qui se profile dans le sud de Grenoble pour l'accueil d'industriels ou de start-up intéressés principalement par la disponibilité en chlore et en hydrogène. « Les Ÿ des start-up françaises créées autour de l'hydrogène sont installées dans la région grenobloise », assure Patrick Pouchot qui souhaite pleinement capitaliser sur cette spécificité régionale. ?

PONT-DE-CLAIX EN BREF

700 EMPLOYÉS 120 ha DE SURFACE TOTALE 20 ha DE SURFACE DISPONIBLE CERTIFICATIONS : ISO 9001 ISO14001 OHSAS 18001

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