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Le marché français en recul

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LE CIFL EN BREF

1960 : Création

50 bénévoles

170 sociétés adhérentes, qui représentent 10 000 salariés en France

85 % du marché français du laboratoire

Plus de 60 % de TPE

Le marché français en recul

Patrice Pasquier, président du CIFL.

© © CIFL

Les fournisseurs du laboratoire ont connu une baisse sensible de leur activité en 2012 en France. Un recul qui s'explique par le ralentissement des investissements dans les secteurs académique et pharmaceutique.

«Pour la première fois depuis longtemps, le marché des équipements de laboratoire a connu une baisse de l'ordre de 1 % », constate Patrice Pasquier, président du comité interprofessionnel des fournisseurs du laboratoire (CIFL). En 2012, le marché français du labo-ratoire se chiffre à 1,8 milliard d'euros (hors médical), ce qui représente environ 5 % du marché mondial (évalué à près de 35 Mrds €). « La chimie analytique représente 52 % du marché du laboratoire, tandis que les sciences de la vie et les biotechnologies occupent le reste du marché », précise Patrice Pasquier. Pour expliquer le phénomène de retrait, le CIFL avance deux causes : les secteurs académiques et pharmaceutique, qui représentent environ 60 % du marché du laboratoire en France, ont connu des difficultés significatives, qui se sont répercutées sur les fournisseurs. « Les EPST (ndlr : Établissement publics à caractère scientifique et technologique) comme l'Inserm, le CNRS ou l'Inra ont vu leurs dotations diminuées en 2012. D'autre part, le groupe Sanofi, le plus important laboratoire pharmaceutique en France, mène actuellement des restructurations, ce qui impacte leurs activités de R&D », explique Patrice Pasquier. Les particularités du marché du laboratoire en France sont également liées à l'importance du secteur académique, comparé à celui des autres pays en Europe et dans le monde. « Nous observons également, ces dernières années, un transfert de l'effort de recherche de l'industrie pharmaceutique vers l'Asie et l'Amérique du Nord, en raison des facilités au niveau de l'environnement législatif et de la taille du marché beaucoup plus importante qu'en Europe », affirme Patrice Pasquier.

En revanche, certains secteurs, dont celui de la chimie, se sont mieux portés, comme l'indique le président du CIFL : « La chimie, qui représente 10 à 15 % du chiffre d'affaires en France, a progressé après plusieurs années de déclin. Cela s'explique d'une part par les entreprises françaises qui se sont bien adaptées avec la réglementation Reach, et également par l'essor de la chimie verte ». Outre la chimie, les secteurs de l'agroalimentaire, de l'énergie/environnement et de la cosmétique s'en sont plutôt bien sortis en 2012.

L'année 2013 dans la continuité de 2012

 

Les perspectives du marché du laboratoire ne sont guère plus réjouissantes, et devraient être tout aussi difficiles que 2012. « L'année 2013 s'annonce difficile car les dotations académiques ont été gelées, et une reprise de l'activité n'est pas prévue en pharmacie », déplore Patrice Pasquier. Avant de développer : « Par conséquent, nos adhérents cherchent à atteindre d'autres marchés pour pallier ce manque, notamment en Afrique du Nord. Au CIFL, nous accompagnons nos adhérents par l'organisation de manifestations afin qu'ils puissent se faire connaître et nouer de nouveaux partenariats ». Cependant, le CIFL espère que le marché se maintiendra notamment grâce à l'essor de plusieurs tendances technologiques. « Ces dernières années, nous avons constaté que les tests de laboratoire s'orientent vers l'automatisation et la miniaturisation. De plus, la part de la biologie moléculaire et cellulaire est de plus en plus prépondérante comme outil de détection et de caractérisation en sciences de la vie », affirme le président du CIFL. Avant de continuer : « Nous espérons également qu'avec l'essor de la chimie du végétal, le marché français du laboratoire pourra reprendre des couleurs ».

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