Nous suivre Info chimie

Le projet d'Arkema retiré à Pierre-Bénite

J.C.

Sujets relatifs :

, ,

Le projet d'un investissement de 70 millions d'euros en France d'Arkema n'est plus à l'ordre du jour. Il visait à doubler les capacités de polyfluorure de vinylidène (PVDF) sur le site de Pierre-Bénite (Rhône). Il devait aussi permettre de moderniser et pérenniser un site jugé fragile par la direction car déficitaire. En amont, le site de Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence) devait aussi connaître des réorganisations pour ses productions de trichloroéthane (T111) indispensables à la production de PVDF. Le projet avait déjà fait grincer des dents la CGT cet hiver, qui contestait les réorganisations envisagées, notamment la suppression d'une vingtaine de postes, en l'occurrence des départs à la retraite non compensés. Malgré un accord en Comité d'entreprise extraordinaire en septembre, la CGT a déclenché un second mouvement qui a entraîné pendant trois semaines consécutives un blocage partiel du site de Pierre-Bénite, jusqu'au 15 novembre, suite au mécontentement des salariés sur les mesures de réorganisation des équipes et des activités prévues. L'échec des concertations a conduit la direction d'Arkema à retirer ainsi le projet. Et remet donc grandement en question sa mise en œuvre, avec même la probabilité que ce plan d'investissements soit finalement déployé sur les deux grands sites mondiaux de PVDF d'Arkema, à Calvert City aux États-Unis ou à Changshu, en Chine. Aujourd'hui encore « tout est possible », selon un porte-parole du groupe, et rien n'est encore définitif mais ce vaste investissement en France est désormais très hypothétique, surtout si le dialogue ne se renoue pas avec les salariés. En cas d'échec, il faudra aussi concocter, avec d'autres projets, un plan pour restaurer la compétitivité de Pierre-Bénite.

Solides performances d'Arkema

Arkema s'attend à une année 2012 « très solide ». « Nous affichons un très haut niveau de résultats », se félicite Thierry Le Hénaff, le p-dg, en évoquant une marge d'Ebitda de 16,6 % au 3e trimestre contre une « moyenne de celles de nos pairs à 12 % ». Malgré un contexte économique difficile en Europe, une croissance asiatique et notamment chinoise « pas au rythme habituel », le groupe a été aidé par la bonne tenue des ventes en Amérique du Nord et l'apport de ses acquisitions récentes. Au 3e trimestre, son chiffre d'affaires n'a progressé que de 1,2 %, à 1,61 million d'euros, mais de près de 10 % sur neuf mois. Son Ebidta est resté stable sur un an, à 266 M€ au 3e trimestre, notamment grâce à la cession de ses activités vinyliques, cession qui a en revanche impacté le résultat net qui, sur neuf mois est passé de 448 M€ à 205 M€.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Chimie

Nous vous recommandons

Commerce chimique : « Nos entreprises se sont préparées à un éventuel Brexit »

Commerce chimique : « Nos entreprises se sont préparées à un éventuel Brexit »

L'année 2018 a été marquée par de lourds investissements dans le cadre de la troisième échéance de Reach et de nombreuses démarches administratives en prévision d'un[…]

01/06/2019 | ChimieENTRETIEN
Le rôle crucial de l'industrie chimique quantifié aux quatre coins du monde

Le rôle crucial de l'industrie chimique quantifié aux quatre coins du monde

Signature d'un nouveau contrat de filière chimie et matériaux

Signature d'un nouveau contrat de filière chimie et matériaux

La chimie allemande au ralenti

La chimie allemande au ralenti

Plus d'articles