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« Le traitement de surface enregistre une progression de 1,5 % par rapport à 2014 »

Aurélie Dureuil

Désiré Raharivohitra, du Pôle Études stratégiques et Prospective de la FIM, détaille la conjoncture.

Infochimie magazine : Quels sont les résultats des sociétés de traitements de surface en France ?

Désiré Raharivohitra : Le chiffre d'affaires des entreprises du traitement de surface est de 2,9 milliards d'euros pour 2015. Le secteur enregistre une progression de 1,5 % par rapport à 2014, ce qui est au-dessus de la croissance de l'ensemble des industries mécaniques (+1,3 % entre 2014 et 2015).

Quels sont les facteurs qui portent cette croissance ?

D.R. : Cette croissance est portée par les principaux secteurs de cette industrie. En effet, les quatre principaux clients des entreprises de traitement de surface ont une conjoncture favorable. Le premier est la sous-traitance automobile. Or, la production de l'industrie automobile a augmenté de 8 % en 2015 et le début de l'année 2016 affiche encore une progression de 10 %. Ce secteur connaît donc une forte croissance qui profite aux sous-traitants. Le deuxième domaine pour lequel travaillent les entreprises de traitement de surface combine le naval et l'aéronautique. Là encore, ces secteurs sont en croissance de plus de 5 % par an ces dernières années. Les sociétés du traitement de surface travaillent également pour la mécanique. Ce secteur marche très bien, notamment grâce au marché intérieur devenu le moteur de la croissance en 2016. Enfin, le quatrième secteur client est celui de la chimie qui prévoit encore une bonne hausse de sa production cette année.

Qui sont les acteurs de ce marché en France ?

D.R. : Il y a environ 1 300 entreprises de plus d'une personne dans le traitement de surface en France. La plupart sont des entreprises de moins de 20 personnes. Au total, les effectifs de cette profession sont de 23 000 personnes en France. La typologie de ces entreprises est un facteur de fragilité. Par exemple, les problèmes engendrés par les retards de paiement fragilisent surtout les PME et TPE. Nous avons eu des actions sur ce sujet. Par contre, actuellement les conditions de financement ne sont pas défavorables pour les entreprises du secteur. Les principales entreprises du secteur sont Bodycote, Galvanoplast, Aalberts et Thermi-Lyon. Il y a également des filiales de grands groupes comme Atotech.

Quelles sont les perspectives ?

D.R. : Comme je vous le disais, les perspectives pour les secteurs clients du traitement de surface sont bonnes et portent le marché. De plus, les entreprises françaises peuvent encore absorber une hausse des volumes. En effet, le taux d'utilisation des capacités de production du secteur, comme pour l'ensemble des industries manufacturières, est actuellement autour de 80 %. Cela signifie qu'il reste 20 % de capacités qui peuvent servir à répondre à une augmentation de la demande.

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