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Les chimistes en faveur d'un libre-échange transatlantique

J.C.

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58 Mrds $ de potentiel de croissance à l'export pour la chimie américaine

Le rapport « Keys to export growth for the chemical sector » de l'ACC voit grand. Il propose une série de décisions politiques et de changements réglementaires dans les domaines des échanges internationaux, de l'énergie, de l'imposition, des réglementations et de la logistique qui permettraient au total d'augmenter de 58 Mrds $ le potentiel de croissance de l'export du seul secteur chimique. Actuellement, les exportations de la chimie américaine ont atteint un total de 189 Mrds $ en 2012.

Les clignotants sont au vert. Et des négociations semblent en bonne passe d'être ouvertes. Entre les déclarations de Barack Obama, le président américain, et un rapport tout juste publié du groupe de travail bi-latéral UE-États-Unis mis en place depuis fin novembre 2011 sur les emplois et la croissance, la possibilité d'un accord de libre-échange transatlantique semble de l'ordre du possible. Les différents échos émanant de l'UE avancent même la possibilité d'entamer des négociations avant la fin de la présidence irlandaise en juin prochain. Les industriels de la chimie n'ont pas vraiment attendu pour réagir, très favorablement. Le Conseil européen de l'industrie chimique (Cefic) a fermement approuvé les conclusions du rapport. L'organe continental estime qu'un tel pacte pourrait insuffler le coup de pouce nécessaire au rétablissement économique des deux rives de l'Atlantique. « Les États-Unis sont déjà le plus important partenaire d'échanges de produits chimiques de l'Union européenne, avec des échanges atteignant 46 milliards d'euros. Un accord entre les deux plus fortes économies mondiales pourrait éliminer 1,5 Mrd € de taxes douanières, dont plusieurs centaines de millions concernant des échanges internes aux sociétés », souligne le Cefic. Un accord de libre-échange « abaisserait les coûts des échanges de produits chimiques, aiderait les économies à croître et permettrait de créer des emplois des deux rives de l'Atlantique », ajoute Kurt Bock, président du Cefic. Les chimistes européens entrevoient également l'opportunité, via un tel accord, d'améliorer la coopération entre l'UE et les États-Unis sur les sujets réglementaires et donc de permettre des réductions de coûts à la fois pour les entreprises et les autorités, notamment en simplifiant les procédés réglementaires et en harmonisant les données. Le Cefic note par ailleurs qu'un tel accord « lancerait un signal fort pour la libéralisation des échanges internationaux à l'heure d'un protectionnisme menaçant et d'un agenda au point mort à l'Organisation mondiale du Commerce ».

Les chimistes américains favorables

 

Côté américain, l'idée séduit également. Dans le rapport « Keys to export growth for the chemical sector », publié début février, l'American Chemistry Council (ACC) plaide également en faveur d'un accord de libre-échange UE-États-Unis. D'ailleurs, l'ACC semble favorable à la tombée d'un maximum de barrières douanières dans le monde. L'organe américain plaide ainsi pour une conclusion rapide des négociations concernant le Partenariat économique transpacifique (TransPacific Economic Partnership), et voir les États-Unis intégrer cette zone de libre-échange qui réunit une dizaine de pays, de l'Australie au Chili, et de la Nouvelle-Zélande au Pérou.

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