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Les industriels français mettent en avant la valorisation matière du PVC

Par Dinhill On

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Le Conseil européen des plastifiants et intermédiaires (ECPI) a organisé en France un événement sur la valorisation matière du PVC. L'occasion de présenter les voies privilégiées de recyclage par plusieurs acteurs français.

Tuyaux, câbles, films, revêtements, cuir synthétique, etc. Qu'il soit sous forme rigide ou flexible, le polychlorure de vinyle (PVC) est utilisé dans toutes ces applications de matériau, notamment pour sa longue durée de vie de plusieurs dizaines d'années. S'il présente de nombreux avantages, ce polymère est critiqué pour son impact environnemental, et les industriels du secteur se sont depuis longtemps penchés sur son recyclage. Si pour le PVC rigide, cela semble assez simple, il n'en est pas de même pour le PVC flexible qui contient davantage de plastifiants. C'est dans ce cadre que le Conseil européen des plastifiants et intermédiaires (ECPI) a organisé un événement en octobre dernier afin de présenter certains acteurs français participant à VinylPlus, programme volontaire visant à réduire l'impact environnemental des produits en PVC. « Avant VinylPlus, il existait un autre programme dénommé Vinyl 2010, qui a contribué notamment au recyclage d'un million de tonnes de produits post consommation en PVC en 10 ans », indique Alexandre Dangis, directeur de la confédération européenne de la plasturgie (EuPC), initiateur de la démarche.

Parmi les premiers participants à ces programmes, nous retrouvons la société française Cifra, spécialisée dans la conversion de produits en PVC. « Les 10 dernières années, notre stratégie a été de nous développer conjointement avec le recyclage. Le fait d'utiliser des gisements de PVC usagé destinés à l'enfouissement nous a aidés à ne pas subir la pression des cours du pétrole », se souvient Py, p-dg de Cifra. Avant de poursuivre : « Notre production consiste en deux activités en ce qui concerne la valorisation du PVC usagé : d'une part le calandrage de films et d'autre part la récupération, le recyclage, la reconversion de PVC ». Ainsi, Cifra réutilise le PVC issu des secteurs du bâtiment, de l'emballage ou encore de l'automobile pour en refaire de nouveaux produits. « Au sein de notre portefeuille, nous avons par exemple notre produit GeoLight pour le stockage de l'eau de pluie », indique Michel Py. Avant d'affirmer : « Nos produits ne sont pas concernés par les différentes règlementations de toxicité telles que Reach car nous commercialisons un produit fini, et non une matière première secondaire ».

 

De la matière première issue du recyclage

 

De son côté, la société Griffine utilise du PVC pour fabriquer des tissus enduits à destination de l'automobile, de la santé ou encore de la maroquinerie (faux cuir). « Nous mélangeons le PVC avec des plastifiants, des pigments et d'autres additifs pour fabriquer le Plastisol. Cette solution est ensuite coulée pour fabriquer un textile enduit multicouches », explique Emmanuel Legrand, directeur général de Griffine. Avant de poursuivre : « Notre philosophie est de proposer un maximum de produits en PVC sans solvants et à faible impact environnemental ». Engagé dans le programme Vinyl Plus, la société propose à ses clients un service de recyclage des chutes de PVC. « Outre ce service, 90 % de nos résidus industriels sont recyclés. Notre démarche passe aussi par l'usage de matière première issue de procédés de recyclage », détaille Emmanuel Legrand. Parmi les différents gisements utilisés par Griffine, nous retrouvons le Pévétex de la société Chaize Environnement. Il s'agit de granules enrobés issus du recyclage de résidus de PVC flexible et contenant jusqu'à 20 % de fibres textiles, de polyamides, de coton ou encore de polyester. « Nous traitons près de 800 tonnes de polymères techniques par an. Ils proviennent de chutes post-industrielles ou de fin de vie principalement issues des secteurs automobile et du transport : tableaux de bord de voitures, maroquinerie, bâches de camion, etc. », explique Bernard Chaize, président de Chaize Environnement. Le Pévétex est obtenu par une opération de broyage des résidus non séparés de PVC suivie d'une étape de fusion. « Les granulés recyclables peuvent se travailler en injection, calandrage ou extrusion. Au sein de notre société, nous en faisons des produits toiles pour la maroquinerie et des tongs », indique Bernard Chaize.

Depuis près de 15 ans, la filière européenne du PVC se préoccupe de la fin de vie de leurs produits au travers de différents programmes d'engagement volontaire. Ce qui a permis à des spécialistes français de recyclage de se développer. Le PVC demeurant l'un des polymères les plus présents dans notre quotidien, nul doute que ces entreprises continueront leur croissance.

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