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Les industriels réclament la réouverture du dossier des gaz de schistes

J.C.

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Les gaz de schiste devaient être l'un des thèmes centraux de la conférence environnementale qui était programmée à Paris les 14 et 15 septembre. Les débats prévus sur le sujet devaient opposer les anti, comme plusieurs ONG, et les pros, incarnés notamment par les industriels du pétrole et gaz. Lesquels sont soutenus par les industriels de la chimie. Depuis la loi de juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique en France, stoppant net le développement du secteur des gaz de schistes dans le pays, à commencer par les quelques permis d'exploration qui avaient été accordés, les chimistes n'ont cessé de demander la réouverture d'un débat. « Nous souhaitons que le dossier soit rouvert et que la question soit examinée avec méthode. (...) Il me paraît de bon sens de lancer des études et de rouvrir le dossier pour cerner le potentiel et d'autre part définir les conditions d'exploit- ation sans risque pour l'environnement », indiquait ainsi Philippe Gœbel président de l'Union des Industries Chimiques (UIC) dans nos pages au début de l'été (CPH n°599). Pour l'heure, rien n'a vraiment évolué tant le thème des gaz de schiste continue de diviser l'opinion et ne semble manquer d'une position commune au sein du gouvernement. La commission chargée d'évaluer les risques environnementaux liés aux techniques d'extraction, créée par décret en 2012, n'est toujours pas en place. Delphine Batho, ministre de l'Écologie et de l'Énergie a même dû, la semaine dernière, démentir la nomination imminente de ladite commission, rapporte l'AFP. Reste qu'en ces temps de croissance morne, de volonté de reconquête industrielle et d'accès à une énergie meilleur marché, en premier lieu pour les industriels électro-intensifs ou très énergivores, comme les chimistes, le dossier est crucial. Car la France pourrait être assise sur une véritable mine d'or inexploitée. Avec des réserves estimées à 5 000 milliards de m3, le sous-sol hexagonal disposerait du plus grand potentiel européen. Et alors que de la Grande-Bretagne à la Chine en passant par l'Afrique du Sud, les questions se multiplient sur la volonté de développer les industries locales des gaz de schiste, les États-Unis sont en pleine euphorie. Selon un rapport d'IHS Global Insight cité par Les Échos, le secteur aurait créé 600 000 emplois dans le pays et contribué à hauteur de 76,9 Mrds $ au PIB rien qu'en 2010. Ces gaz représenteraient aujourd'hui 34 % de la production de gaz naturel du pays, et ont entrainé ces derniers mois une chute vertigineuse des prix du gaz outre-Atlantique. Au grand bonheur des pétrochimistes, qui ont multiplié les annonces de projets colossaux de vapocraqueurs.

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