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Lukoil muscle ses capacités en Ukraine

J.C.

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Malgré le retard sur les calendriers, Karpatneftekhim avance sur ses projets. La coentreprise entre le Russe Lukoil et la société ukrainienne Oriana a annoncé mi-novembre le démarrage de ses unités de soude (200 000 tonnes par an) et de chlore gazeux (180 000 t/an) sur son site de Kalush (Ukraine). Prévu initialement pour 2007 (CPH n°323), ce projet avait pris trois ans de retard, et a nécessité un investissement de plus de 150 millions de dollars (111 M€) ainsi que deux ans de travaux. Les productions de chlore sont destinées à alimenter l'unité de suspensions de polychlorure de vinyle (PVC) que Karpatneftekhim achève de construire sur le site. Cette unité de 300 000 t/an devrait être mise en service en décembre. En 2006, le groupe estimait les investissements pour ce projet à environ 200 M$ (CPH n°323). Les nouvelles productions de chlore et de soude produiront également de l'hydrogène qui sera utilisé sur le site pour les productions d'oléfines. A Kalush, la filiale de Lukoil a d'ailleurs renforcé ce type de productions avec les mises en service en août dernier d'une unité de 250 000 t/an d'éthylène et d'une de 100 000 t/an de polyéthylène, ce qui a doublé les capacités existantes.  

Des productions réduites temporairement 

Le géant russe entend encore se renforcer à l'avenir en pétrochimie. Il cherche notamment à implanter dans la vaste région de la mer Caspienne un complexe pétrochimique alimenté en gaz naturel, dont les capacités atteindraient au minimum 600 000 t/an. Pour l'heure, la pétrochimie reste encore très modeste dans le périmètre du groupe. En 2009, son chiffre d'affaires avait atteint 1,18 milliard de dollars, soit à peine 1,5 % des ventes totales de Lukoil (81,08 Mrds $).

Un résultat minoré par la crise, qui a généré la réduction temporaires des volumes de production en 2009 sur l'ensemble des sites pétrochimiques de Lukoil. Notamment pour la filiale Lukoil Neftokhim Burgas, à Burgas en Bulgarie, qui détient un complexe pétrochimique et une raffinerie. D'autre part, les constructions à Kalush ont aussi temporairement impacté ces dernières années les productions de Karpatneftekhim et par ricochet l'ensemble des productions pétro- chimiques de Lukoil. Le groupe a du ralentir certaines productions pour installer ces nouvelles unités. Les volumes produits à Kalush sont ainsi tombés de 805 900 à 301 300 tonnes entre 2007 et 2008. D'autres projets sur les autres sites pétrochimiques du groupe russe, comme à Budennovsk (filiale Stavrolen) et Saratov (filiale Saratovorgsintez) en Russie ont eux aussi influé sur la baisse temporaire des productions.

Les productions pétrochimiques de Lukoil, en milliers de tonnes - Source : Lukoil

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