Nous suivre Info chimie

Lyon Vallée de la chimie, engagée dans l'écologie industrielle

Par Sylvie Latieule

Sujets relatifs :

, ,

Sous l'impulsion de la Métropole de Lyon, les 18 industriels de la Vallée de la chimie ont entamé une démarche de partenariat. En parallèle à des projets de mutualisation, ces derniers se mobilisent pour l'accueil de nouveaux entrants selon une logique d'écologie industrielle et pour faire vivre ensemble l'innovation.

La Vallée de la chimie est le nom donné à la zone au sud de la Métropole de Lyon (Grand Lyon) où se succèdent, sur une dizaine de kilomètres, des d'établissements chimiques et pétrochimiques, pour la plupart classés Seveso. Parfois décriée par les riverains ou des activistes hostiles à l'industrie chimique, cette zone n'en demeure pas moins l'une des grandes fiertés de la métropole lyonnaise qui reste très orientée « industrie ». D'ailleurs, elle a su sauvegarder de l'emploi industriel à hauteur de 18 %, ces dernières années, là où la moyenne nationale a plongé autour de 13 %. Le Grand Lyon a même chiffré à 300 millions d'euros le montant des investissements réalisés dans la chimie sur la période 2012-2016. Des investissements souvent issus de partenariats public-privé. De longue date, la Métropole a beaucoup travaillé pour démontrer qu'une coexistence durable des utilisateurs du territoire est possible, tandis que depuis plus de dix ans, les acteurs de la chimie ont montré leur volonté de faire cohabiter chimie et environnement, notamment au travers du pôle de compétitivité Axelera.

Dans cette Vallée de la chimie, qui compte quelque 18 industriels (dont Adisseo, Arkema, Elkem Silicones, IFPEN, KemOne, Novacyl, Solvay, Total...), c'est la Métropole qui a su convaincre ces entreprises de se fédérer en plateforme. Ici pas de gouvernance formalisée par le biais d'une association ou d'une société de gestion. Néanmoins, les entreprises sont liées depuis 2014 par une charte de partenariat qui fixe de grands objectifs de développement pour la zone. Caroline Prieur, chef de projet Industrie pour la mission Vallée de la Chimie, souligne notamment des projets d'écologie industrielle qui visent à valoriser les énergies fatales ou à développer les énergies renouvelables, la valorisation des friches industrielles, le développement d'une offre immobilière pour des start-up dans le domaine des cleantechs. Les 18 industriels occupent au total une superficie de 500 hectares, et emploient 6 000 collaborateurs dont un tiers dans la recherche. Soixante hectares restent disponibles.

Tous ces projets visent à renforcer la compétitivité des entreprises pour les inciter à conserver durablement leurs implantations et à continuer d'investir dans leur outil industriel. Un autre objectif est l'amélioration de l'attractivité du territoire pour l'accueil de nouveaux entrants. Qu'on ne s'y trompe pas, si l'accueil de projets en lien avec la chimie ou les énergies vertes et l'environnement est favorisé, le territoire pourrait encore accueillir des installations à risques, requérant un environnement Seveso. Les acteurs de la plateforme possèdent des moyens d'intervention privés adaptés pour faire face aux risques technologiques ainsi qu'un savoir-faire pointu. Fin 2016, le PPRT (Plan de prévention des risques industriels) de la Vallée de la Chimie a été validé par le préfet au terme de dix ans de travail.

Opportunités foncières et immobilières

Toujours dans cette optique de dynamisation de la Vallée de la chimie, le Grand Lyon encadre, depuis 2014, l'« Appel des 30 », en partenariat avec 30 acteurs publics ou privés engagés pour la Vallée de la chimie. À travers un processus d'appels à candidature, l'« Appel des 30 » propose des opportunités foncières et immobilières pour des projets industriels et technologiques dans la filière chimie, énergie et environnement. Sont visées des entreprises industrielles de la filière, quelle que soit leur taille, ainsi que des opérateurs en aménagement immobilier d'entreprise. Plusieurs projets sont d'ores et déjà opérationnels. La société Serpol réhabilite des sols pollués sur une friche industrielle de la raffinerie de Feyzin, dans le cadre d'une nouvelle filière dite de « paysage productif » que le Grand Lyon souhaite promouvoir. Le logisticien Jontrans a installé un centre de stockage sur le site Solvay de Belle Étoile. La société Deltalys, qui fabrique des filtres innovants pour le traitement du biogaz à partir de déchets ultimes, s'est installée sur le site KemOne de Saint-Fons. ?

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Chimie

Nous vous recommandons

Impression 3D : Covestro développe des résines pour la production en série

Impression 3D : Covestro développe des résines pour la production en série

  Le groupe allemand Covestro a révélé son partenariat avec la société californienne Carbon, spécialiste de l’impression 3D. Cette dernière a mis au point la technologie Digital Light[…]

16/07/2019 | Impression 3DCovestro
Peroxyde de dicumyle : Nouryon va doubler sa production en Chine

Peroxyde de dicumyle : Nouryon va doubler sa production en Chine

Edito : Omnova passe sous pavillon britannique

Edito : Omnova passe sous pavillon britannique

Ineos va construire une usine de cumène en Allemagne

Ineos va construire une usine de cumène en Allemagne

Plus d'articles