Nous suivre Info chimie

abonné

Metex Nøøvista plonge Carling dans l’ère de la biotech industrielle

Sylvie Latieule
Metex Nøøvista plonge Carling dans l’ère de la biotech industrielle

© Metex

La filiale de Metabolic Explorer et de Bpifrance a inauguré sa première unité de production de propanediol et d’acide butyrique sur le site de Carling, en Moselle. Un projet à 50 millions d’euros qui permet à la plateforme pétrochimique d’accélérer sa reconversion.

La plateforme Chemesis, à Carling en Moselle, était en fête le 23 septembre 2021. Sous un soleil éclatant, elle inaugurait sa première usine de chimie verte, propriété de Metex Nøøvista, filiale de la société Metabolic Explorer (Metex). « Hier, Metex était une start-up dans la recherche et le développement de procédés alternatifs à la pétrochimie. Aujourd’hui, c’est un groupe industriel apportant sa contribution à la transition écologique en produisant autrement par fermentation », a déclaré Benjamin Gonzalez, président-fondateur de la société. Non seulement le groupe a réussi à construire la première unité d’Europe de production de propanediol et d’acide butyrique biosourcés, unité qui a déjà fourni ses premiers lots, trois mois plus tôt. Mais Metex s’est aussi porté acquéreur, en mai dernier, d’Ajinomoto Animal Nutrition Europe, une filiale du groupe japonais éponyme spécialisée dans la production d’acides aminés, permettant de baisser l’empreinte carbone de l’alimentation animale. « Nous avons fait un grand pas en vue de devenir une ETI leader de la production par fermentation en Europe, avec l’ambition de mettre sur le marché un nouvel ingrédient biosourcé chaque année », a ajouté Benjamin Gonzalez. En 2021, sa société va afficher plus de 170 millions d’euros de chiffre d’affaires pour un effectif de 450 collaborateurs.

Le dirigeant confie qu’à ses débuts, son intention n’était pas forcément de faire de Metex une entreprise industrielle. Tout a basculé en 2016, lorsque l’entreprise a signé la vente de son procédé de production de méthionine biosourcée à l’allemand Evonik (qui ne l’a d’ailleurs toujours pas industrialisé !), pour la coquette somme de 45 M€. « Cela a été un fait majeur qui nous a donné de la crédibilité pour l’industrialisation d’un autre procédé auprès de partenaires », a-t-il ajouté.

La convergence de quatre volontés

Mais pour arriver à maturité, ce projet a eu la chance de bénéficier de la « convergence de quatre volontés », selon Antoine Darbois, président du conseil d’administration de Metex Nøøvista. À commencer[…]

Pour lire la totalité de cet article, ABONNEZ-VOUS

Déjà abonné ?

Mot de passe perdu

Pas encore abonné ?

Nous vous recommandons

Frédérique Vidal en visite chez TWB

Frédérique Vidal en visite chez TWB

Dans le cadre d’un déplacement à Toulouse le 22 octobre, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal s’est rendue chez Toulouse White[…]

Éthanol cellulosique : Clariant termine sa première unité Sunliquid

Éthanol cellulosique : Clariant termine sa première unité Sunliquid

Extraction enzymatique : La technologie de Biolie s’exporte aux Antilles

Extraction enzymatique : La technologie de Biolie s’exporte aux Antilles

Polémique autour du site d’UPM de Chapelle Darblay

Polémique autour du site d’UPM de Chapelle Darblay

Plus d'articles