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Nitrate d'ammonium/Après l'accident de Toulouse, des fermetures et des déplacements sont prévus

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L'explosion du stockage de nitrate d'ammonium d'AZF, Grande Paroisse (groupe Atofina) à Toulouse, dont le bilan se chiffre à 29 morts et plus de 2 500 blessés, a provoqué de nombreuses réactions sur d'autres sites. Ainsi DSM Agro-France a décidé l'évacuation d'un stock de 900 tonnes d'ammonitrate 33,5 % (haute teneur) de son site de Saint-Paul, près de Beauvais (Oise), classée "Seveso 2". Celui-ci fabrique notamment des engrais azotés sous forme liquide ou de granulés, mais a décidé l'arrêt de l'utilisation de l'ammonitrate 33,5 % , produit mis en cause dans la catastrophe de l'usine AZF à Toulouse. Une noria de camions doit poursuivre jusqu'au 15 octobre l'évacuation du produit, conditionné en grands sacs, vers une destination "à l'étranger" que la direction a refusé de révéler. La quantité stockée était trois fois supérieure à celle qui a explosé à Toulouse. En outre, environ 2 000 personnes résident dans un rayon de 1 150 mètres autour du site, où se trouvent également un camping et une école de plus de 150 élèves et que jouxte un parc de loisirs fréquenté par des milliers d'enfants. Par ailleurs, les 1 200 tonnes de matières chimiques entreposées dans un hangar utilisé par la Société malouine et granvillaise (SMG, groupe Bolloré) près du centre-ville de Saint-Malo devaient être enlevées et rembarquées le 2 octobre dans un bateau de transport. Le produit, de l'ammonitrate conditionné en sacs de 500 kg n'était pas entreposé à l'abri de la pluie et certains avaient fui. Par ailleurs, les activités de l'usine chimique Soferti, filiale d'Atofina et située à Bordeaux (sud-ouest) sur la rive droite de la Garonne, ont été suspendues provisoirement par le préfet de la région Aquitaine. La préfecture d'Aquitaine avait exigé la semaine dernière une étude de dangers de la Soferti après que la mairie de Bordeaux eut demandé la fermeture ou le transfert de cette usine qui fabrique de l'acide sulfurique et des engrais phosphatés. Elle comprend un dépôt d'ammoniac de 120 m3 et emploie 80 personnes. " Les dirigeants ont simplement remis une étude partielle de leur activité ", a déclaré Christian Fremont, le préfet d'Aquitaine qui a souhaité que les dirigeants de la Soferti " mettent à profit la durée de la suspension pour faire un réel état des lieux sur ses activités et sur la localisation des produits utilisés " afin de pouvoir évaluer les risques. La durée de la suspension d'activités n'a pas été précisée. Le préfet qui a rencontré les syndicats, a déclaré que " pendant la suspension, les salariés percevront normalement leurs émoluments qui restent à la charge de l'entreprise ". La Gironde compte seize autres entreprises classées Seveso. Douze ont déjà remis les études de danger exigées la semaine dernière par la préfecture dans le cadre d'un resserrement général des mesures de sécurité lié à l'explosion d'AZF. Ces entreprises ont jusqu'au 31 octobre pour se mettre en règle, à défaut de quoi, leurs activités pourraient être suspendues par précaution, comme celles de la Soferti, a indiqué le préfet. Par ailleurs, à Toulouse, l'évacuation des produits dangereux du site de l'usine AZF a été poursuivi. Selon le directeur de l'usine Serge Biechlin, un train de sept wagons contenant l'équivalent de 300 tonnes de chlore, la totalité du chlore liquide encore stockée sur le site, 20 wagons remplis d'environ 1 000 tonnes d'ammoniac, et 18 wagons de nitrate d'ammonium étaient déjà évacués le 30 septembre. " Toute la partie liquide des produits stockés sur le site est sous contrôle ", a indiqué M. Biechlin. " Il y reste encore des quantités importantes d'ammonitrates, d'engrais industriels et agricoles, de produits chlorés et d'urée, qui ne représente aucun risque ", a-t-il ajouté. Pour sa part, le responsable de la direction régionale de l'industrie, la recherche et l'environnement (Drire) de Midi-Pyrénées, Alain Dorison, a indiqué que le site était "sécurisé". Selon A. Dorison, certaines substances stockées dans l'usine voisine de SNPE, comme du perchlorate d'ammonium (constituant du carburant solide d'Ariane), ont également été évacuées et le phosgène, un substance qui peut être utilisée comme gaz de combat, entièrement "confinée".

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