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Novacap opérationnel à Singapour

Julien Cottineau

Au cœur de l’été, Novacap a inauguré une unité de production de bicarbonate de sodium à Singapour. Sur l’île de Jurong, les premières productions de la filiale locale Novabay ont démarré dès juin, a annoncé le groupe français le 26 juillet.

D’une capacité de 70 000 tonnes par an, avec la possibilité d’atteindre 120 000 t/an si nécessaire, l’usine singapourienne sert directement les marchés asiatiques dans les domaines de la santé, de la dialyse, de l’hygiène, de l’industrie ou encore de la nutrition humaine et animale. Numéro deux européen du bicarbonate de soude, Novacap produit enfin du bicarbonate en dehors de la France et de son complexe de la Madeleine, près de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Ce qui concrétise l’ambition du groupe français qui cherchait fermement à s’implanter industriellement en Asie pour ce type de productions afin de répondre à la croissance de la demande régionale. Dès 2013, cela avait été enclenché avec un projet en Thaïlande, qui n’avait finalement pas pu aboutir. Une seconde tentative, toujours en Thaïlande, n’avait pu non plus aller au bout (CPH n°755).
L’usine de Novabay dispose de la technologie propriétaire de Novacap. Elle offre également un impact moindre sur l’environnement. Le groupe parle d’une faible consommation d’énergie et de peu d’eaux résiduaires qui seront valorisées localement par des entreprises de traitement d’eaux. Surtout, l’usine permet de capturer du CO2 généré par des industriels sur l’île de Jurong et de l’utiliser comme matière première. Novabay est rattaché à la division Mineral Specialties de Novacap, centrée sur le carbonate de sodium, le bicarbonate de sodium, le silicate de sodium et les nabions.
Cette annonce est la dernière en date d’un festival d’opérations depuis le mois de mai. En trois mois, Novacap n’a pas arrêté. Surtout dans la catégorie croissance externe, avec en premier lieu la prise de contrôle du Français PCAS (CPH n°806). Dans le domaine de la chimie fine, Novacap s’est aussi lancé dans l’acquisition du Britannique Chemoxy (CPH n°808). Enfin, le groupe a aussi repris ID bio, fabricant d’ingrédients botaniques, et H2B, fabricant d’ingrédients pour le diagnostic in vitro (CPH n°803). En termes de croissance organique, Novacap a par ailleurs démarré une unité d’éther diisopropylique (DIPE) sur la plateforme chimique de Roussillon (Isère, CPH n°804). Le groupe français prévoit d’atteindre un chiffre d’affaires annuel total d’environ 850 millions d’euros, contre  638 M€ en 2016, et de doubler ses effectifs, de 1700 à 3000, en moins d’un an

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