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Novapex inaugure une unité à Roussillon

A Roussillon, Julien Cottineau
Novapex inaugure une unité  à Roussillon

La nouvelle unité produit de l'alcool isopropylique à partir d'acétone.

© © Novasep

La filiale chimie organique du groupe Novacap a démarré en début d'année une unité d'alcool isopropylique à partir d'acétone. Un investissement à contrecycle qui vient diversifier le portefeuille et les marchés de Novapex.

Trois colonnes flambant neuves de distillation se dressent sur l'imposante plateforme chimique de Roussillon, en Isère. Construite en sept mois l'an dernier, la nouvelle unité d'alcool isopropylique (IPA) de Novapex a démarré ses productions en janvier. Montant doucement en puissance, l'unité devrait atteindre à l'avenir sa pleine capacité installée de 40 000 tonnes par an et pourrait même être dégoulottée, si besoin. Ce projet industriel, qui a nécessité un investissement de 13 millions d'euros est notable à plus d'un titre. C'est d'abord le « premier projet industriel mené de A à Z par Novapex », note Alain Authier, le directeur du site. Filiale chimie organique du groupe français Novacap, Novapex est née fin 2002 de la reprise des activités phénol/acétone de Rhodia sur la plateforme de Roussillon. La société a hérité sur place d'une unité de phénol (185 000 t/an), et d'une unité d'acétone (114 000 t/an). La décision de se lancer dans l'IPA remonte à 2008 pour plusieurs raisons économiques et stratégiques.

A partir de 2006, la société constate « un écart de croissance entre ses deux types de production », avec des marges de l'acétone qui « se sont effondrées », relate Gilles Grenier, directeur général de Novapex. Si le phénol bénéficie d'une croissance annuelle moyenne d'environ 5 %, l'acétone ne croît que de 2 à 3 % par an. Or l'acétone est un coproduit fatal du phénol. D'où l'idée de valoriser le surplus. La décision est prise dès 2008 « de convertir l'acétone en alcool isopropylique », explique Gilles Grenier. Avec la possibilité de convertir jusqu'à 40 000 des 114 000 t/an des volumes en IPA, et de s'ouvrir à de nouveaux marchés en élargissant le portefeuille de produits solvants oxygénés de Novapex.

Autre point notable : le procédé. Gilles Grenier se réjouit que « cette usine n'a pas d'équivalent en Europe ». Traditionnellement, l'IPA est produit à partir du propylène. Le procédé à partir d'acétone, qui a été développé par le groupe japonais Mitsui, est la seule alternative et n'est utilisée que dans trois usines au monde : au Japon, en Corée du Sud, et maintenant en France. Enfin, et outre son procédé, l'unité de Novapex tient le rôle actuel de seule usine d'IPA en Europe du Sud depuis l'arrêt à l'automne 2009 de la seule unité existante en France sur la plateforme de Lavera (Bouches-du-Rhône). Malgré la crise, la société n'a pas non plus hésité à investir à contrecycle puisque « nous n'aurions rien eu à gagner à attendre », justifie le directeur général. Un pari doublement réussi pour le projet. L'unité a démarré ses productions à la date fixée et avec la qualité envisagée. Le jour même de l'inauguration, vendredi 5 mars, Novapex a même enrichi son portefeuille de deux clients supplémentaires, passant le total à 17 en moins de trois mois d'exploitation.


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